En mafière de musique nous depons établir deux
genres de peuple en France: ! he dernier peuple,
garçons de He HOHeUr de chaises, serbantes
ne veut plus entendre que les roulades du serin et les soupirs du rossignol... Nous autres qui fesons
airs qui apaient plu à à la cour prenaient fapeur parmi le peuple même. Chacun chantait parcequ'il
Pluche, U
Lo 3 » P. 295,
us p. 293.
on oi moins nu que san . donnant font soit peus moins AUX
. | connaisseur de lasse rh é de e 10 :
squs
' Re sur Un n détail de ri le < Sons, dans Jia le dd Li "est mu er
di p. 298.
Fr) fe ide de se. ie . ü ic ne “He contredite qe "elle ne Iaisserait
’ oh p. 195,
Kunstwerk der … Zukunft, ch. 4.
feurs du peuple se trompent fort, en s imagi:
savoir n’est autre chose que la prise | de possession
demeure arbitraire. Dès qu’elle perd ce confact,
incertain (Wähnen), bien différent de l'ignorance
n'êtes pas créateurs, c’est le peuple qui crée,
et mufiler ce que le peuple avait inventé. ”
. frices qui se cachent dans le sentiment “naturel”? beur peuple de “ bourgeois ”’ et “d’ honnêtes
sens, et que Dooner revendiquera plus ju pour son drame lyrique, lorsqu'il écrira : “ hes éduca-
nant que le peuple doit d’abord savoir ce qu ail veut, avant de vouloir quelque chose... be prai
par la pensée, de tout ce que nous offrent les données sensibles. Tant que la pensée pa pas conscience de ce senfiment de dépendance û l’égard des réalités fournies par les sens, elle
qu’elle veut s’abstraire, et chercher à construire l'avenir, ce n’est plus le savoir véritable qu’elle atteint et produif, mais le pressentiment pague,
naturelle. Donc, vous, les intellectuels, Dous
poussé par la détresse et Ia nécessité ; toutes les grandes découvertes sont des actes popuaires; lintellect n’a jamais fait que piller, exploiter
beceri et Pluche ont pressenti les énergies produc-
gens” qui demeure également étranger aux prépentions de la science et aux préjugés de l'ignorance, n’est-il pas sorti du même rêpe qui faisait souhaiter aux romantiques Ia penue dun public Le idéal dans une civilisation transformée. par Part?
becerf se rapproche fout à ue du RIX° I siècle,
Grèce et celle de la France, “ le peuple étant
de ce public impulsif, qui juge d’instinct, Encore
l'humanité pers l’expression sonore, diffère de la
Fopposition qui exisfera toujours entre le labeur
faveur de cette attitude esthétique dans laquelle mouvements de son cœur et participe ingénument à l’œuvre d'art qui se réalise devant lui. Qui donc empécha des tendances aussi hardies de se trans-
je sphère d’un idéal “bourgeois”, dépourpu de gran-
: deur et de péritable cévdion? Qui donc établit
. une distance si considérable entre la “Comparaison ” et le “ Kunstiwerk der Zukunft?”’ Nous le
Vorsqu’il il ue Deeuené entre la multitude de
un pas et la critique musicale eût aperçu la difféence qui sépare l'art d'agrément de l’art sincère, -et remarqué combien la détresse d’éme, qui pousse simple intenfion de se divertir; elle eut découvert
du sentiment populaire qui enjante, et le loisir de l'esprit qui se joue. Peut-être alors eût-elle opté en
l'auditeur 5 ’abandonne, obéissant à d’involontaires
former en doctrines solides et les maintint dans la.
foujours moins peuple dans les Républiques que dans les monarchies ec ’est-à-dire moins éloigné
id., p. 289.
depinons : c’est la conception objective, hostile à
foute expansion de nos facultés infuitipes. Si le “cœur” de heceri ou du “ Mercure ” est favorable au peuple qui apprécie spontanément, el se communique avec enfhousiasme, leur infellect, leur faculté d'acquisipité. et d'autorité donne la préférence à la À loi el aux savants qui l’appliquent. b'objectipisme
pis | consent die à accorde Oo cœur, mais il ne peu sentiment profond et aveu seul” ie, phénomène esthé . uniquement‘ ‘ Pre :
| en quelque manière, qu lle a qi : eu la nne none et a ‘elle ‘
Hit repiser 15 nt des partic We D de l
oi sur one pos HU à |
sifflerait, quand vous Ja De p.289. damnée, ne cessez point
point nous mettre da
cilier ces deux critéri
peut-il arriper que ces qf
ment eee 2, “ec c
id., p. 297.
si D sen Mais j je ne vois en vous qu’un
d’un ouprage. Vous êtes un grand homme d’ail-
happer. sil mA rues el par AE ème pe pou ls dire a de or. je |
ic le as n a Ts de ue .
e. En rs eu naive | Fi u
h abonné, assidu au spectacle, c’est là tout | potre mérite. Votre goût est grossier, incertain, vous n'avez aucun principe paur juger sainement
leurs, s si ous voulez, ? mais renfermez-pous Mmo-
st écrivit sur ce ie une ia oo durs qu goût de DRE ne)
ectacle “ 'écrie au milieu du parterre : : Oh! di ONE ei mauvais ue one Les ir :
| Hp cien D a 1 pas réussi! Quad DOus mn ie do ne vous Une décidez si flérement, que ous ! Von
que pour savoir un peu de musique il soit en état
| Craité du récit
de l'expression, la note ne vaut rien, C’est à lui- . même qu’il doit s’en prendre, Il ne sait pas qu’il a
un esprit épais qui ne peut pénétrer le sens de l’expression, qu'il n’a pas de délicatesse de sentiment pour être touché par une passion adroitement ménagée, qu’il a l’organe trop grossier pour rece-
- portait qu’une solution empirique. ba pratique et les hasards de la culture générale pouvaient seuls concilier ces anfinomies. Et, en effet, l’esthétique
réduit à l’unité toufes les forces de la musique française. horsqu’on jetait, pers 1715, un regard
salons ef sur les places publiques, l’opéra rencon-
destement dans otre état, un craignez d'être approfondi... Que ce particulier ne s’imagine pas
de juger du chant, que parcequ’il n’a pas été affecté
voir les tons d’une agréable mélodie, les accords d’une harmonie parfaite, ”
he problème qu’apait posé et tel que l'avait d posé [a critique musicale de celfe époque, ne com-
d’assentiment général s’explique fort bien à un. moment où l’opéra de bulli avait pour ainsi dire
sur la majestueuse symétrie du grand siècle, on pouvait croire que l’idéal commun à toute Ia nation était, en musique, réalisé par Ia tragédie du Flo- rentin. Sur le Pont-Neui et devant le roi, dans les
trait un accueil enfhousiaste et une admiration unanime, Il semblait que la muse française Ha 4 enfin découvert les secrets de ce “beau naturel” à donf chacun reconnaissait hante Mais un accord he
e goût public et porter atteinte au jugement de comparaison. be livre même de hecerf qui plaide en faveur du plus grand nombre fut une œupre de polémique, et son apparition prouve manifestement
“pas si facile à à “établir. C’est tout au contraire à
une société guidée par l’objectiisme, la loi des mojorités. Et il est heureux pour l’historien modemne qu'il en soit ainsi; ces démélés où les doctrines se heurtent et se précisent, sont plus instructifs que les dissertations de sang-roid dont nous apons jusqu'ici dégagé l’esprit. “IL faut, écrit un confemporain, quelque chose qui anime Les gens de lettres. Et si leurs querelles sonf une espèce de mal, parce qu’elles sont une espèce
Li l'incendie agile par Phaéton : ;
‘€ Incendia lumen |
si £ EUTEUX à DO bait-i| durer Dès la ïn du ce, | la: musique d'Italie, rivale dangereuse, pient troubler
que le “consensus” des opinions musicales n’était
la pivacité des conflits que depait aboutir, dans
d'incendie on peut en dire ce qu'Onide disait de
Lu Praebebant, dliquisque malo fuit usus in illo”
es es, ES
eZ 2
ee Æ G S
; une paroisse de Paris; on jugea
res
es Ce
St 7. x L'RQUT 7227
public du théâtre, et si nofre ju-
. don ot d'indignalion. Plus de de OUDrages une Pause sur ua tous aussi piolents. “ bes
% re 1693, de difficultés ent A {a comédie s étaient formées dans
— M à propos de consulter quelques Here W Æ% docteurs de Sorbonne. I s’agis-
? AN sait de décider ce que nous de- . DONS penser des acteurs, auteurs, .
eme! doit être le même à l'égard des opéras. ji
Tete consultation n’ aurait peut-être pas fait grand bruit si l’année suipante le poète Boursault n’avait “2 bon do en à fête de ses œuDres drama- |
Granet. Préf, de Bebrun, 1731.
Anonyme | E
Arrêt du 6 septembre 1668.
“douze dt eux porièrent Lie ne à Po cial.” be père Caffaro qui avait imprudemment
tracter publiquement; et l’on ne sait comment cet n'avaient gardé la plus prudente réserve. b’orag du combat? “ Celle de tous les combats douteux dans lesquels chacun 5 "attribue la pictoire, bes
+ partisans du théâtre (si vous en exceptez un petit nombre) quoique couverts de blessures dange
l'autorité publique, ont à peine osé se vanter de
mal choisi pour une infervention comme celle de Boursault, Trente ans plus tôt, lorsque d’Aubignac
l'arrêt de 1641. be roi, jeune, épris de dipertissements, allait imposer sa volonté en japeur de Flo-
collaboré à la lettre fameuse, fut obligé de se réassaut se fut terminé si Boursault ef Ses partisans
s’apaisa, faute de contradiction. Et quelle fut l'issue
reuses, n’ont jamais voulu apouer Jeur délaite, parce qu’ils n’étaient pas chassés de leur camp. bes ennemis du théâtre, quoiqu’ils eussent pour EUX l’apantage des armes, n’ayant pu néanmoins chasser leurs adversaires qui étaient soutenus. par
leur victoire.” Il faut l'avouer, le moment était
et le prince de Conti «paient pris les armes l’un confre l’autre pour une querelle du même genre, Ia situation des esprits était toute autre. On n'avait pas encore oublié la bienpeillance de Richelieu et
ridor et déclarer que tout gentilhomme pouvait entrer à l’Académie de Musique sans déroger à . sa Noblesse. Si le “Traité de la Comédie”, en 1671 put paraître en les . ‘has de pe.
suet, e en | 1695, dent au contraire fout à fait à propos. L'esprit chagrin du monarque qui pieillit, l'infransigeance de l’église triomphante, ef jusqu’à certaines influences du rigide Port-Royal et de gallicanisme comprimant, fout préparait alors contre le théâtre un état général des esprits qui ne deman-
. Riccoboni vers 1740, ne retrouveront un pareil - Succès d’hostilité, Rousseau lui-même et sa lettre
à unanimité. A quelle intention Boursault pouvait-il songé que trois ans plus tard les adpersaires qu’il renpoi € de la comédie italienne? N’avait-il pas consi-
décider par des écrits et par des actes, et que son intervention allait donner lieu à des ordonnances
8 septembre 17082 ba lettre du père Caffaro fut
ne position très nettement dans cette délicate question de Part dramatique, et de se prononcer à la fois sur le théâtre, sur l’opéra et sur la musique. Car “l'opéra est d'autant plus dangereux, qu’à la faveur de la musique, dont tous les tons sont recherchés et disposés exprès pour toucher, l'âme est bien 1e DrmInIe de passion”. " ue 5 ’exprimail [a
dait qu’ à se manifester bruyamment, Ni Madame Dacier, ni Terrasson en 1715, ni le Père Porée ou à d’Alembert n'auront point les honneurs d’une telle obéir en mettant ainsi le ieu aux poudres? Avait-il avait si imprudemment provoqués obtiendraient le déré qu’il meffait le clergé en demeure de se comme celle de l'évêque € de Toulon du 5 mars 1702, à des mandements comme celui de Fléchier du
: en effet pour l’église française | l’occasion de prendre
Réut, p.18.
. contre. ne “a à foriori”, Mo ue sorte un. s'badie pe
à Mais il y a nn eu porte à à tragédie de bulli a fortement contribué el à faire naître ces sentiments hostiles qui ni explos
ne est que Lart Per
è ar l'art rue Cest 1 sens setrouvent enchantés par déc 0 prenantes, le mélange harmonieux de So . ni et des poix, et je on Hu le |
© Gerbdis, p.56. ep
tion religieuse. b’apeu des ennemis de nous le proue. Un argument SOUDE
pers [a fin du siècle sous la Jorme d’u indig!
eux conire la bienpeillance présumée
priment la passion de une. attitude bénépole
naître chez EUX une certaine appréhension. be juge
regretter celte afitude. Si ces critiques apaient
ERP
“maintenant qu que les ue où appris ces soupirs I pés, ces airs. languissants apec lesquels
ke cl eco tolérable, Onn "avait pas pu Le mal; ilse
un peu, apec Thédbale ou Marais, Mais dia | attend Campra et Destouche qui vont presque faire oublier les regrets causés par la mort du Florentin. este encore brai que nos théologiens se font parfois
Un | scrupule d’user du témoignage de l'opéra. C'est
Is sont ici plus dépaysés. qu’en foute autre égion de Part dramatique. Presque fous [es OuDEg 0 nous allons avoir à parler en ce chapitre A onf pour aufeurs des hommes n'étant jamais allé au spectacle, et qui s’en vantent. ba lecture a puleur donner connaissance des pièces lifféraires, maisle drame hanté leur demeure frès peu familier, be ribuna de Ja pénitence, dont quelques-uns ont = prétendu se Serbir, ne suflit pas à éclairer leur religion sur ce point, et cette incompétence fait
ecclésiastique considère volontiers [a musique | omme une circonstance aggrapante, qu’ “il np’ y a pas lieu de discuter. Peut-être n’avons-nous pas à
mieux et plus profondément ressenti ee émotions
| Bagrange, p. 45.
qu'ils un seraient: ils ie. aussi 4 fermes pour définir et pour combattre ce qui lu ) L. . semblait un danger? beur doctrine, si elle était fondée sur des données plus complètes, perdrait PA cette assurance dogmatique si précieuse pour nous, Le
SA CES esprits claïrpoyants pour arriver, par delà
efforcé de prouper que notre art dramatique était susceptible de réforme, l’Anonyme Ï ajoute : “ On demande s’il en est de même de l'opéra, sorte de
Joué. Vous voudriez sans doute sapoir mon senti-. ment sur ce nouveau genre de spectacle, et il en est peut-être qui me le demandent aDec malignité. Mais avant de vous répondre, qui que DOUS SOUEZ
de même qu'elle aurait perdu aux yeux des
contemporains cette autorité d'autant plus influent ‘à qu” ’elle était plus absolue. |
- ba pratique du spectacle n’ était pas ein
l'opéra, jusqu’au phénomène musical. Après 5 ’être
monstre qui mérite plutôt d’être admiré que d’être
qui m’inferrogez, je voudrais savoir ce que vous | pensez de Ia musique.” C’est bien en effet vers la
musique que devaient aboutir et Conperger tant “ d'efforts ; c’est “ l'esprit de la musique ” qui …
provoque ces disputes ef qui plane derrière. ces. argumenfations où l’intérêt sentimental est foujours en jeu ÿ DRE)
be problème de la comédie s'est présenté 10 aux contemporains de Boursault sous un. double aspect : la comédie est-elle bonne ou maupaise par notre faute, ou bien l'est-elle en elle-même f +
Ar
“ba Atos de fait D a faburoble aux ennemis où du théâtre, la question de droit plaisait davantage nd ses apologistes. be prince de Conti l’apait déjà remarqué : “ le caractère du siècle est de prétendre d allier ensemble la piété et l'esprit du monde; le
. moyen employé est de se former une certaine idée
métaphysique de Ia comédie et de purger cette idée de toute sorte de péché; le moyen de s’en défendre
- Jation chimérique, mais dans la pratique commune = doi nous sommes fémoins.” Sur ce ferrain de [a
. “Je pois, dit heluel, une académie de musique où
de la tendresse amoureuse. De misérables créatures y affectent la puissance et la majesté dipines, elles . veulenf faire serbir toute Ia nature à leurs passions ; on n’y épeille que des idées profanes, on n’ y | fravaille qu'à enchanter les âmes par les sens.”
“De quelle manière voit-on commencer la pluspart
On introduit une actrice qui, dans son air plein de
pape a ( #7
lien der symphonie parfaite en ses accords, -
des pers à sa louange; celte fausse divinité ne les entend pas, mais le prai Dieu les entend, Dans le cours de la pièce on fait paraître le faux dieu... par | exemple Mars. attiré par une musique qui sent . d'abord extrémement la guerre, mais qui dans la
. - est de considérer la comédie, non dans une spécuue les adversaires du théâtre ont beau jeu.
Von fait de l’orgueil et de la confiance en soi la plus sublime des vertus, où l’on en fait une autre
Fe opéras, sinon par l’invocafion d’une dipinité ?
Préface.
: Rép., p. 19.
… suite, changeant tet allc ] semblable à celle que Ï ins En “rs on L
Hu 4 lois di Hén di refomber au rang Lo . | des mimes nr mais son aa de Al
| pos telle morale ne mais même la plus large, de l’éthique huma avait dans l'opéra une tendance d
comme un principe Vas inconciliable Dec
attitudes précieusement calculées, sous des
TONONCE d’un ton ferme devant son mar : a
Free le 1 auaau | De en Du point à l'amour. Po
altr ie “sincère. Dé dim do de
an, puis de roi, il n *avaitj jamais connu d'autre
qu'un hédonisme pompeux et sagement déguisé, on seule force lapait animé, le iaisait ivre, et devait causer sa perte : la “Galanterie ”. . Puissance ngulière, indéfinissable et fyrannique, mélange de râce insigne et de panifé, maladie d’un cœur qui cherche à à dissimuler son extrême sécheresse sous
recherches amoureusement tendres, la galanterie ‘a-t-elle pas maintenu l’opéra dans le demi-jour faux et incertain des conventions banales? N’a-t-elle point donné même à l’atroce réalité des intérêts nus qui remplit l’art de cette époque, jene sais parfum malsain ef fade qui trouble l’ême sans A fier? C'est la galanterie qui a multiplié dans éra ces “ lieux communs de morale lubrique ” ni le aient le dégoût de Boileau. Sans elle i peut-être pas été si facile de “planter d’arbres un stériles, un fond qui, de sa nature, aurait porté : des ruits, de le changer en promenade agréable, | et ein le semer de fleurs empoisonnées et de plantes venimeuses.” “Une mère de famille, ra pie luche, se plaisait, au sortir d’un concert, à
Une jeune demoiselle relenait en | quatre Ders
Anon. 1, p. 21.
Pluche, p. 132, k
Sat. à Despréaux |
P- CJCES
Anon. [.
Je précis de . un opéra, et faisait l'abrégé de la
“ Rondes boue. jeunes cœurs, cédez à vos désirs.
ve Enle (re mains de lé galanterie aie Haseale devient dangereuse au Specloeur victime de. ses aitraits, A
Messieurs les jeseurs d'opéra est donc d'établir
Comment ne pas se asser? ‘ Comment peut-on
doctrine de Quinault en redisant au che ue cercle de jeunesse : su ot ï
Tout vous inspire un tendre badinage.
Ne préférez jamais la sagesse aux plaisirs | A pau en mieux être Reureux qu" ‘être sage.” à
“ : De tendres be il oi la tête pleine, s I cherche de l'amour la fatale fontaine, | Aveugle sur les maux qu’il pa se préparer, 5
Il court apec Médor y boire al 5’ “ue js
a ne pas s’indigner? “ 4 Votre lo
dans un état chrétien une école décriée par une musique efféminée!{? C’est donc à cet usage que Le poète vous accorde des pers aisés, harmonieux et propres à être chantés? Voilà donc pourquoi Ja Musique DOUS fournit des Orphées dont la voix et
le gosier enchantent, et toutes sortes de concerts?
aujourd’hui se réjouir, écrit un acteur, d’une chose aussi souvent et ace si longtemps rabatiue que l'amour du inéâtre ? he . suis ue 1 ‘il
V0 arripe. pos 0 au théâtre Doc ce qui c arriva à celui … d'Alihènes, où les spectateurs, ennuyés d’enfendre
tous unanimement : “Plus de Bacchus, plus de … Bacchus!” ef que notre parterre ne se meife pas a soit forcé d'entendre toujours des amants épancher
se plaindre de la cruauté de leurs maîtresses, ou
: que de Doir. foujours des rivaux de commande
Von crie donc : “ Plus d’amour, plus d'amour!” II F argument plus fort que le spectacle même de
“ argument de jaif, se préciser à mesure que Île drame lyrique se. développe. En 1666, d’Aubignac
dans sa vieille corruption, et les comédies libertines ranimeront bientôt la justice de nos rois.” En 1726, un défenseur de lopéra, l’abbé de Saint-Pierre, n'osera plus se prononcer qu’apec hésitation : «f l'égard de Fopéra, je crois qu’il n’est pas | impossible d'en us peu û peu queue chose
depuis Iongtemps des chansons dyonisianes crièrent : à crier : “Plus d'amour, plus d'amour! ” En effet, n'est-il pas ridicule qu’en allant au théâtre on [eur cœur en fades expressions de tendresse, ou
-— se livrer aux transports de [a jalousie, ou se lamen- fer et se désespérer? J a-t-il rien de plus ennuyeux
pour les fraperser dans leurs passions, des palets ef des suivantes pour les aider dans leurs exfra- . pagances ? Toujours la même chose. Et que ne. n’était pas possible d’imaginer contre le théâtre un ï cette galanterie de l'opéra. Aussi DOyons-nous cet
doute encore ef parle en prophète : “ Depuis quel- - ques années, dit-il, notre théâtre se laisse retomber
- Riccoboni, p.34.
. Dissert., p. 245.
| era Avril, | Fr U5.
- bai élan à bio | (és ‘certaine mesure) la sévérité des magistrats. ‘ Quanc Sa Majesté poudra chasser les comédiens ie u
ni C'est par “ d'Europe Gale” que à Canne Ed . substitué à Colasse; 14 “esi Let de se ‘Indes Garou
Fopére le me dinsit Hi L
Contre celte see immore, : 5
Has annonce un dévot, elle Le pus “ei
jeux qu’
+ érmits de ces tr Il en est ne
+ refus, none une idée des oificiels.
en lui-même. et cu que si nous on en user conendblement il demiendrait salutaire. Il
PEAU EMEA TE A F7 pe Î F
onde ut parfait jusqu’ à ce point L S ‘abstenir : Villery, p. 23.
seu And Ue Ron n nous nes Fe D. | ues oubrages de celte nafure. Sautour el l'Anony-
aissaient qu'il éjaut sourir te sn comme e Ieux qu'on n'ose nommer, aln d'occuper les :
sa par crainte de plus dE maux.” Les paci- |
eng dont la < dj Disseriation” érigée oi 7 sonne de ar ne pu recepoir le es
di librettisie D dant, le dr dr ’.
\ one
Mere. Avril 1726, p, 7215.
suffirait, d'après eu eux, de ot les mœurs en
qui n’est pas si puéril qu'il parait fout d’abord,
et de la société y semblent réciproques. IL en était tout autrement en 1730. Une seule doctrine prépalait “alors ; nous Papons nommée la “ doctrine du consommateur ”, d’après laquelle le public seul
agrément, par conséquent une réforme, comme celle de Sautour, devait demeurer tout à fait vaine.
la musique et la poésie, non à amollir les cœurs par
mer l'art en modifiant son but, cela conpenait parfa tement à la conception objective; substifuer un sen
= j j ANS 1 à
auteurs, des acfeurs et du public, Raisonnement
mais dont les contemporains du Régeni pouvaient à peine entrevoir Ia valeur. Depuis que le iwnagnérisme a transiormé la situation de l’art dans notre cipilisation, les droits et les devoirs des artistes
faisait loi. Or, Le public ne cherchait que son
Infiniment plus adéquate à l'esprit du siècle était l'opinion de l’abbé de Saint-Pierre, lorsqu'il réclamait deux moyens pour venir à bout de l'immoralité de l'opéra. “ be premier c’est, dit-il, de faire serpir
la volupté, mais à les rendre vertueux par amour de la gloire; le second, c’est de faire en sorte que ce perfectionnement soit presqu insensible.” Transfo:
fiment à un autre, une fin didactique ou pieuse une fin sentimentale ou proiane, cela s ’accordait avec sa logique utilitaire. Saint-Pierre attendait œ ie ‘résultat de la sépérité des lois, et d’une “Académie des Spectacles” dont la vigilance eut promptement amené l'opéra à célébrer l'héroisme Le cet que EU
ues des récits sacrés. Pour l’édification du parterre l avait écrit sa “ Judith.” Ses motifs sont connus
et point n’est besoin de redire ici fout ce que l’on
champ de bataille l'abbé Terrasson, l'esprit géo- méfrique personnifié, défenseur outrancier des idées
mais au confraire frès propre à contribuer au bien des mœurs. Il faut en tirer parti: “ Que pouvonsnous faire de mieux, nous autres critiques, nous qui froupons un spectacle établi indépendamment de
changera pas pour nous?” C’est-à-dire qu’au lieu de modifier l'opéra ou de partir en guerre contre Jui il est préférable de présenter sous une forme . nouvelle Le problème de sa moralité, Celfe nou-
| consiste, pour Terrasson, à faire choix d’un point de vue strictement “cipil””, nous dirions aujourd’hui laïque. . borsqu’ un {tel censeur (Boileau), c’est-à-dire un homme sans mission et sans crédit dans la religion, veut faire fonction de théologien etde prédicateur, et qu’il déclame contre les spec- . rt Ten a : sglancs Ju ne et des
vente a ans ET f lui l'abbé é Boyer it cherché le ême résultat en insinuant sous des fictions poéti-
modernes. A l’auteur du “Séthos” il n’est rien dim possible. b'opéra n’est point mauvais à ses yeux,
nos conseils, que l’on n’a pas demandés, que d’essayer de le rendre utile dans son espèce, qu’ on ne
peaufé — ef c'en est une vraiment à l’époque —
Sait de Part didactique, sinon qu’en substituant ouvertement la morale à la beauté, il rend lune et Fr autre également insupportable. Enfin parut sur ce
Aldd. à la Dissert., p: 51.
| di.
| | vertus morales “ iles dou ie ms es bou in
: es Si elles ne suñiseni Le mue Li
ralement ee qe des vertus : enae
ent à eux-mêmes ; qui à Sn séparés
comprendre qu ils ho presque or temps même où ils montraient le. plus d'a { rie | contre les inldèles, et sous le plus sain rois.” Que la critique laisse donc dec ôté pertu chrétienne, qui ne la regarde point, et ne s'occupe que de celte morale qui conpient au gros du monde”. b’opéra sous ces regards profanes cesse d’être répréhensible, Dest-il le très propre à oi ous