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ba Motte, si nn cité dans. ces pages, oi l’image vivante de ce fé séparatisme Ne comme. l'incarnation de ces tendances divergentes. Poète
bue très efficacement avec Fontenelle à prolonge ï
les bienfaits. becteur incomparable, devant une grande part de sa renommée au charme de sa voix et à la douceur de sa diction, il tourne en
la rhétorique officielle, il ne cache pas son dédai hardie, combative, ressemble fort à une déclaration Et pourtant Ba Motte est également sincère dans ses
caractère doux, paisible, naturellement débile, qui,
qu el
| bles Gb qu' à oui En lui, ou il y eut Din un Cer-.
divisée Ti elle-même. on ne saurait s S'eie Lo
| Déclanation, 1,
Hé n443.
2 eu ce est la tele de un .
re l’ic idée et la one telle qu ‘elle ce, selon A
jo!
ï de fatiguer l’orcille par Ia continuation des mêmes
B'Ode de (M. de ba
Faye, 1, p. 565.
directe ni la maîtresse absolue, Entre le son qui
de milieu pour ha Motte. Tout compromis est une
convention, agréable pour certains, par conséquent justiliable en fait, mais factice et condamnable en droit, C’est une chaîne que peut briser l'auteur de “PŒdipe”, c’est la liberté qu il entend rendre à
elle une nécessité, : dont LE. n n'est pi as cause
obéit à ses propres convenances et le concep intelligible qui se crée un mode d'expression porticulier, entre la musique et la prose, il n’y a pas
chacun des éléments qu ‘il sépare, Il n’admet pas que ba Faye compare la musique et les Ders car la musique est indépendante et pariée, mais les vers sont esclapes de [a pensée comme Î pensée l’est des vers. “ ha musique se garde bie
mouvements, elle passe sans cesse de l’un à l’autre, Et qui pourrait soutenir un opéra dont le chants et [les symphonies ne seraient LL "une chaccone continue?”
: Si nous comparons entre eux . Motte, le champion de la prose, et Bossuet, le défenseur d la morale, nous remarquons qu’ils jugent l’un e l'autre la même cause et veulent tous deux protéger le “sens”, c’est-à-dire [a raison contre les entre prises du sentiment musical. Mais celui-ci parl au nom de l’auforité, celui-là au nom de la liberté. De semble-t-il pas en vérité que la musique doive toujours avoir fort aux yeux de ces juges prépenus contre elle! Ici on léloidne pt sa
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me Da k odene 1 1715 se . | + | golement geint ou l'intrusion du sentiment nie
qu le voulut < E recueillir ou se manier io .
: passion, ee aux nenilee di aux nest .
de la musique, perd sa force. En effet, on ne peut
donner aux syllabes la quantité qui leur a été déter-
minée, on ne saurait varier ses accents suivant les
passions ou les figures, on ne peut donner à ses .
gestes la nivacité et la délicatesse qu” ‘ils devraient
avoir, en un mot, la passion ne saurait être
mesurée. Si la musique pocale cause communé- |
ment du plaisir, c’est qu'on est dédomagé du tort
. Traité du récit.
singulier qu’il paraisse ce raisonnement se froue cependant perspicace, et l’on s'étonne de trouver ce
que les intervalles font aux paroles par la voix agréable et par l’artifice de l’acteur qui, lorsqu’ lg.
le sentiment juste, s'écarte des mesures de la musique pour. approcher le plus qu il peut de la
manière doni [a passion doit être exprimée. ” Tout
tant de discernement parmi l’habituel parti pris de la philosophie contemporaine. Grimarest a raison;
[es formes musicales fixes, mesurées et symétri- -
ques s'accordent mal avec la passion. Mais dans
quel sens faut-il entendre ce mot de passion? Est-ce :
la passion qui nous attire hors de Nous pers Le
monde extérieur, Le désir de s ’objectiver, le < principium individuationis auquel nous ramène sans cesse l'analyse des fhéories de celle époque ? 1 Est-ce au contraire la passion qui tourne nos énergies vers le rêpe de la pie intérieure et pour …
qui toute limitation objectine est un douloureux
éveil? Nous ne Le saurons pas. he problème un ins-
fant entrepu, est à peine posé ef ne sera d pos résolu. .
d’apec l'expression de nos pensées,” Ceci n’est int de notre sujet, Mais Le seul fait d’avoir désiré, décrété et proclamé la nécessité de ce partage, ut pour Pesthétique musicale un résultat d’une
même fait précisément la force de l'oreille, et son orgueil : s’accroit à mesure que la raison lui refuse ses lumières. On la redoute et on la flatte, Dacier, l'ennemi de l'opéra, la déclare “le plus fin de tous les sens, le plus délicat, et celui dont il faut le plustôt se rendre maître si l’on veut régner sur Vesprit”’ Dubos poit en elle “Un juge que fout le monde reconnaît aujourd’hui pour le plus subtil
peut, dit bamy, que, ain que nos paroles reçoivent . accueil Japorable, on gagne les oreilles, qui, en
ù Dis ele mesure ces à oléniques ont-elles fteint leur but, jusqu’à quel point onf-elles réussi | séparer dans les pers “ce qu’il y entre de musique :
xtrême Conséquence, Car la raison et le langage verbal ne furent pas seuls à profiter du divorce prononcé en leur faveur, b’oreille émancipée du même coup pa devenir une puissance d’autant plus redoutable qu elle est encore peu connue. Touten Ja répudiant, l'esprit demeure inquiet du pouvoir w’il lui abandonne. Il a beau se répéter Aa Le | ugement de l'oreille n’est pas aussi superbe qu'on le. dit : Judicium aurium superbissimum, Cet axiome Latin signifie seulement que l'oreille ne rend pas raison de ce qui lai blesse, et sa fierté n’est L moite. ren. roprement que son ignorance.” Ceite ignorance na 255
et le plus spirituel de nos sens” “ha prudence R. p.208.
‘ Al dep. 1 25 fait à de: son, + sont | comme
Sur la Poésie. om
ue sera requis due oies . ue tous les pute ue c’ sa un n témoin oo il
: qu il nous vienne à à l'idée 1 ee, en dou | existence, Qu’ importe [ l'objectivisme si le noi
cache des idées contradictoires ou mal formées; qu'importe même s’il est bide de signification. Son
utilité n ‘estelle pos moe ne c pere pas de 106 AL
localiser dans un sens, de situer dans un organe l’insaisissable complexité du plaisir auditif? Ne fient-il pas lieu de toute explication plus délicate ? b’orcille est pisible, tangible; il suffit de l’indipidudliser pour en faire [le représentant autonome de l’autorité et du sens musical. On le voit, de toutes ces luftes soutenues aufour de Ia poésie et de l'éloquence, et dirigées contre [a musique, celle-ci
n sort indépendante ef superbe. C’est dans son
domaine, que ses adversaires devront l'aller
propoquer.
JU à | EX 2
| pa MUSIQUE ITABIENNE ET LA MUSIQUE FRANÇAISE
Be 2 ers la fin du XUIIE aba un ie
Zn NW normand, l’abbé Raguenet, rendit ä Rome à la suite ds A prélat français. Il rapporta de ce voyage deux œupres critiques :
l’histoire des monuments romains et le “Parallèle des Italiens et
: &) l'opéra”. Oubliés aujourd’hui, ces ouvrages connurent cependant la célébrité. b’un
fut l’occasion d’une guerre fameuse dans l’histoire de Part ef mit aux prises, pour la première jois en France, la musique ifalienne et la musique natio- nale. Raguenet n’était pas seulement un esprit curieux d’érudition; il voyageait en artiste aufant qu’en archéologue. Son “Parallèle” semble inspiré du double souci de conserver l'impartialité du savant tout en communiquant au lecteur lémotion du
Bisoique
des Français en ce qui regarde |
Paris 1702, in-12,
valut à son auteur le fitre de cifoyen romain; l’autre
| due jamais. pt de | Quel accueil Le se fit-
: . serait bien ur à
| 1 don A oubrag 5 ‘dogmaiques n Men j'u 110 |