‹ De Châteaubriand à Ernest RenanChapitre 14 sur 32 · LES MAISONS D'ÉDUCATION DE LA LEGION D'HONNEUR · texte numérisé non relu

LES MAISONS D'ÉDUCATION DE LA LEGION D'HONNEUR

aisée. La nourriture consistait en fruits ou laitage, le matin.

De la soupe, du bœuf, une entrée, ou du rôti, des légumes ou de la salade formaient le dîner. On donnait le soir un potage au lait, des fruits cuits ou des légumes. Les aliments étaient bons, bien choisis et simplement accommodés.

Les élèves avaient un uniforme qui d'abord fut la serge blanche, et qui ensuite fut changé contre la couleur puce, comme étant moins salissante. Elles avaient un tablier noir, une capote de percale écrue Tété, et une petite toque de velours noir l'hiver \

Dans les Lettres de deux Amies, nous trouvons d'utiles indications sur les occupations des pensionnaires d'Ecouen. « Il a fallu, écrit Zoé à Élisa, il a fallu marquer tout mon trousseau. Je suis forcée d'aller à la roberie faire moi-même mes robes, mes tabliers, ma toque de velours et mon chapeau...

« La cruelle cloche vient encore de se faire entendre, elle ne cesse de sonner la rentrée en classe, la leçon d'écriture, celle de l'institutrice... Elle sonne dix minutes avant le dîner, pour que nous remplissions comme des servantes l'agréable devoir de nettoyer nos bureaux, et balayer nos classes ; puis elle sonne le dîner, le souper et le coucher... enfin nous marchons ici comme une horloge. »

L'instruction était réglée de manière qu'en sortant de la maison de la Légion d'honneur, les jeunes filles devinssent, dans le monde, des femmes utiles, honnêtes et agréables. On enseignait, suivant l'âge.

Page 1