PRÉFACE. IX
être le premier souci d'un esprit aussi épris de l'Indo-Chine que le colonel Boiiinais. On devine avec quel empressement il saisit l'occasion de dépêches à porter des confins du Kouang-Toung au ministre de France à Pékin.
En cheminant, suivant sa coutume, il observe; et observant, il prend des notes. C'est ce qui nous vaut le présent livre : De Hanoï à Pékin.
Avec lui, nous touchons successivement à Hong-Kong, ce rocher stérile dont les Anglais ont su faire une florissante cité ; à Canton, la première métropole céleste, dont l'action s'exerce sur nos frontières du Tonkin ; à Shanghaï, qui fourmille, plus que tout autre port chinois, de comptoirs européens ; à Tien-Tsin, où si souvent nos négociateurs, aux prises avec ceux du Tsongli-Yamen, ont dû faire leur école de patience. Nous franchissons les barrages du Peï-ho, que firent, il y a trente et un ans, sauter nos explosifs ; nous traversons les champs de bataille de l'aventureuse expédition de 1860 ; nous passons sur le