X PRÉFACE
pont de Falikao ; nous faisons notre entrée dans Pékin, « la grande résidence du Nord ».
11 y a là des pages qui, dans la forme facile d'un journal de voyage, sont d'un pittoresque saisissant. Elles nous donnent l'illusion que nous foulons de nos pieds le sol du mystérieux empire, que les multitudes d'hommes jaunes aux longues tresses défilent sous nos yeux, que dans les eaux du Yang-tsé-Kiang nous croisons les flottilles de jonques, ballottées dans le remous de steamers européens; qu'en un mot nous touchons et palpons la Chine et les Chinois. C'est un pittoresque sincère, tout d'exactitude et de précision, et qui n'a pas de pitié pour nos illusions et nos mirages d'Orient. Dans Pékin, que nos imaginations sont enclines à magnifier et à faire resplendir de toutes les colorations du prisme, l'auteur impitoyable nous décrit la lèpre des ruines alternant avec la vulgarité des constructions nouvelles; l'aspect monotone des maisons basses, et l'ennui naissant de l'uniformité; la décadence du fameux Observa-