PRÉFACE. XI
toire impérial, où il ne manque aux Innettes as* tronomiques que leurs verres ; la malpropreté de la populace et des rues, c où grouillent d'innombrables chiens sales et maigres »; les c ruelles infectes, à peine assez larges pour laisser passer une voiture » ; le c Font des mendiants #, où s'étale le prolétariat des deux sexes, à peine couvert de haillons remplis de vermine et rôtissant ses plaies au soleil ; en un mot, un Pékin qui rappelle trop souvent le Paris des truands; et, au lieu de la métropole colossale que nous nous figurions, éclipsant celles d'Europe et d'Amérique par le chiffre fabuleux de sa population, une ville de tout au plus six cent mille âmes. Quant au Palais d'été, ce rêve des Mille et une Nuits, c'est un amas de kiosques, de pagodes et de pavillons, et, plusieurs de ceux-ci ayant été construits par les missionnaires de la célèbre Société, c'est du style jésuite qu'ils offrent à nos admirations, parmi les ruines encore non relevées qu'a faites la visite anglo-française de 1860.