XVI PREFACE
nées que Notre-Dame de Paris : où sont les trois mille jonques qui, autrefois, par cette voie, arrivaient à Tien-Tsin? Le canal n'en porte plus que pendant les grosses inondations. Faut-il en accuser ou l'incurie des mandarins, ou plutôt ce même dessein c politique » qui tend à clore l'empire plus rigoureusement qu'au temps des anciens empereurs?
Si les Chinois, de propos délibéré, laissent dépérir les anciennes voies de communication, quelle ardeur attendre d'eux pour l'établissement des voies nouvelles ? La route que les Européens, à force de boucher les yeux des mandarins avec des dollars, sont parvenus à construire à Shanghaï, ne dépasse pas les limites de leur « concession » ; après un parcours de quelques kilomètres, elle s'arrête brusquement: c'est qu'on entre dans le territoire directement soumis aux lois nationales, et, à des fondrières infranchissables, on s'aperçoit que de nouveau on est en Chine. De même, entre Woosung et Shanghaï, une compa-