XVIII PRÉFACE
barbarie native, pour mieux se défendre et se fermer.
Dans le mêmfe dessein, la Chine a recours à d'autres armes : elle se résigne à emprunter les innovations européennes pour mieux se protéger contre l'Europe. Elle a fait construire par Gicquel le port et l'arsenal de Fou-tchéou ; elle élève des défenses à l'embouchure du Peï-ho ; elle fortifie Takou et Port- Arthur. Elle a une armée, elle a une marine, et, choisissant parmi les nations européennes une de celles qui ne lui ont pas encore fait la guerre, elle confie ses jeunes officiers et ses recrues surtout à des instructeurs allemands.
Il nous importe au plus haut point, à nous ses voisins, d'être bien renseignés sur les résultats qu'elle a obtenus dans cette direction. Lors de la guerre tonkinoise, on nous prévenait déjà que nous n'allions plus rencontrer devant nous l'armée chinoise de 1860. Elle était devenue formidable, non seulement par le nombre, mais par son armement, par sa discipline, par son ins-