PRÉFACE. XXI
où elle ne put ni défendre une forteresse, ni en prendre une seule. Le principal promoteur de ce progrès, comme le partisan le plus convaincu des nouveautés européennes, c'est toujours le viceroi Li-Hung-Chang. Mais l'armée chinoise ne nous offre pas encore ce relèvement rapide qu'ont présenté l'armée prussienne après 1807 ou l'armée française après 1870. Le colonel Boiiinais nous montre des instructeurs réinstallés à Foutchéou, des fusils nouveaux modèles distribues à l'infanterie chinoise, une artillerie et un génie en progrès surtout pour l'attaque et la défense des places, des établissements créés pour la fabrication des poudres et des armes, une Ecole militaire fondée en 1884, une Académie militaire en 1886, et une Ecole navale un peu plus ancienne.
Mais que de lacunes encore ! Ces instructeurs appartiennent à presque toutes les nations européennes, et le Champ de Mars de chacune des places de guerre, où retentissent les comman-