XXII PRÉFACE
déments en anglais ou en allemand, semble « une véritable Babel ». Ces fusils perfectionnés sont de tout calibre, de tout système, de toute provenance. La cavalerie et l'artillerie de campagne seront toujours faiblement montées, grâce à la rareté et à la médiocrité du cheval de guerre dans T Asie orientale. Le train des équipages reste aussi inconnu dans cette armée que dans celles du xvi e siècle européen ; il en est de même de tous les services administratifs. Les Écoles et l'Académie militaires manquent de bons ouvrages européens traduits en chinois; elles n'ont pas de professeurs nationaux, et les professeurs étrangers n'y sont pas compris de leurs élèves.
Le progrès le plus sensible a été accompli dans la flotte, qui se subdivise en quatre escadres et comprend de nombreux cuirassés, avisos, canonnières et torpilleurs, en général construits sur les chantiers de l'Allemagne. Le colonel Boiiinais constate que « les Chinois ont en marine des aptitudes réelles », et que de ce fait on doit te-