‹ De Hanoï à Pékin: notes sur la ChineChapitre 25 sur 67 · PRÉFACE. XXIII · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XXIII

nir compte dans les combinaisons politiques : d'abord, ce ne sera pas trop de l'union des marines européennes pour contraindre la Chine à observer les traités; ensuite, en ce qui nous concerne spécialement, il y a lieu d'organiser « très sérieusement » la défense de notre littoral indo-chinois.

Cependant, il n'y a pas encore là de danger imminent : l'amiral Courbet a déjà eu devant lui des avisos et des cuirassés chinois; il est plus facile de construire un matériel et de recruter des matelots que de former de bons officiers de marine; le prince Chung, nommé chef de l'amirauté, n'avait jamais vu la mer quand, récemment, il vint visiter à Tien-Tsin les escadres européennes.

Certes, le soldat chinois est brave, si on entend par là que sa religion lui inspire le mépris de la mort; cependant, de longtemps la Chine ne sera un grand État guerrier. Il faudrait pour cela que Ton cessât d'y mépriser le métier

Page 1