‹ De Hanoï à Pékin: notes sur la ChineChapitre 26 sur 67 · XXIV PRÉFACE · texte numérisé non relu

XXIV PRÉFACE

des armes et de le ravaler si fort au-dessous des emplois civils. Une Chine militaire répugnerait à tout le passé, à toutes les traditions, à tous les préjugés, à tous les instincts de ses peuples. Le colonel Boiiinais nous explique^ en outre, comment ni l'état des finances ni le système d'impôts dans l'empire ne se prêtent à une telle transformation .

La Chine, abandonnée à elle-même, resterait un pays pacifique, le pays des mandarins et des examens, tenant le militaire en dédain, craignant la mer, le pays où, dans les rues des villes, les gamins courent voir passer les cortèges de bacheliers, au lieu d'emboîter, comme chez nous, le pas aux régiments. Abandonnée à elle-même, la Chine en serait restée aux jonques de bambous, aux canons semblables à ceux de la bataille de Crécy, aux flèches et aux arquebuses à mèche. L'Europe ne lui a permis et ne lui permettra pas cette bienheureuse immobilité. A force d'intervenir dans T Empire du Milieu, elle le forcera à

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