‹ De Hanoï à Pékin: notes sur la ChineChapitre 29 sur 67 · PRÉFACE. XXVII · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XXVII

que lui. Il y a eu, dans les revendications de la Chine, beaucoup de traditions, de souvenirs, d'archéologie.

C'est cependant pour cette archéologie -là qu'elle s'est engagée dans une guerre avec la France, qu'elle a fait battre ses armées, détruire sa flotte, bombarder ses arsenaux, affamer ses provinces. Elle s'est engagée beaucoup plus pour des mots que pour des choses. Après notre traité de protectorat avec l'Annam de 1874, elle était restée cinq années sans faire entendre une protestation. C'est seulement en 1879 qu'elle a reçu une ambassade de l'empereur d'Annam ; qu'elle a envoyé des troupes au Tonkin pour capturer le rebelle Li-Yong-Choï; qu'elle a fait célébrer, dans la Gazette de Pékin, l'ordre ainsi « rétabli chez ceux que notre investiture rend nos vassaux ». C'est seulement en 1880 que le marquis Tseng a tenté d'entrer en conversation avec nos ministres des affaires étrangères, d'abord M. de Freycinet, puis M. Barthélemy-Saint-Hilaire, au

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