‹ De Hanoï à Pékin: notes sur la ChineChapitre 31 sur 67 · XXX PRÉFACE · texte numérisé non relu

XXX PRÉFACE

n'était plus seulement les Pavillons-Noirs que nous rencontrions au Tonkin ; il fallait se l'avouer : c'était bien avec des soldats impériaux que nos colonnes échangeaient des coups de fusil. Bientôt ce n'était plus seulement des droits surannés, une suzeraineté vague, que réclamait la Chine : elle voulait maintenant du solide. Elle proposait à M. Bourée de partager avec nous le Tonkin, renonçant ainsi à sa fiction de protectorat sur la cour de Hué en échange de bons territoires, offrant de nous laisser l'Annam et les parties stériles du Tonkin, pourvu qu'on lui reconnût la possession du Delta. M. Challemel-Lacour rejeta une combinaison qui, outre ce que cette manière de partager avait de désavantageux pour nous, constituait une violation du traité de 1874 en nous imposant le démembrement d'un État que nous nous étions engagés à protéger. Pour mieux marquer sa désapprobation, il rappela M. Bourée. Sans que la guerre eût été déclarée, nous nous trouvâmes en guerre avec la Chine.

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