‹ De Hanoï à Pékin: notes sur la ChineChapitre 32 sur 67 · PRÉFACE. XXXI · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XXXI

C'est en face de cette situation que se trouva M. Jules Ferry quand il prit en main le portefeuille des affaires étrangères. Il ne pouvait suivre une autre politique que celle qu'avaient soutenue ses prédécesseurs et qui, à plusieurs reprises, avait eu la consécration des Chambres françaises. H agit seulement avec la décision que commandaient les circonstances : il envoya une expédition à Hué pour imposer à TAnnam l'exécution de ses engagements ; il fit passer à nos troupes du Tonkin l'ordre d'enlever Haï-Dzuong, Sontay, Bac-Ninh, Hong-Hoa, Langson ; il chargea l'amiral Courbet de porter la guerre sur les cotes mêmes de la Chine ; bref, il contraignit le Tsongli-Tamen à signer le premier traité de Tien-Tsin ou traité Fournier.

Mais, en même temps qu'il refusait à la Chine toute satisfaction sur le fond même des choses, c'est-à-dire maintenait énergiquement le principe du protectorat exclusif de la France sur l'Annam et le principe de l'intégrité de cette mo-

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