‹ De Hanoï à Pékin: notes sur la ChineChapitre 33 sur 67 · XXXII PRÉFACE · texte numérisé non relu

XXXII PRÉFACE

narchie, il s'étudiait à donner aux Célestes toutes les satisfactions de protocole qu'ils pouvaient désirer. Il ménageait leur amour-propre, les aidait à « se couvrir la face ». Dans le traité Fournier, la France et la Chine semblaient stipuler sur un pied de parfaite égalité; tout engagement pris d'un côté avait pour corollaire un engagement pris de l'autre ; la Chine s'engageait à évacuer le Tonkin, mais la France s'engageait à respecter et môme à protéger les frontières méridionales de la Chine. La rédaction du traité visait à une symétrie parfaite, fût-ce au prix de quelques trompc-l'œil, car cette frontière que la France s'engageait à protéger, personne ne songeait à la menacer. Il n'était plus question d'indemnité à payer par la Chine; mais, en échange, et ce qui valait beaucoup mieux, elle promettait de conclure avec nous, dans les trois mois, un traité de commerce. Le souci de ménager la sensibilité du Tsong-li-Yamen perce encore dans l'article 4, ainsi conçu : « Le gouvernement français s'en-

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