‹ De Hanoï à Pékin: notes sur la ChineChapitre 34 sur 67 · PREFACE. XXXIII · texte numérisé non relu

PREFACE. XXXIII

gage à n'employer aucune expression dénature à porter atteinte au prestige du Céleste-Empire dans la rédaction du traité définitif qu'il va contracter avec l'Annam et qui abrogera les traités antérieurs relatifs au Tonkin. » Rien de plus habile que cette clause qui, dans une caresse à la Chine, lui fait consacrer notre protectorat définitif sur l'Annam. On lui cédait sur des mots, et elle nous accordait des choses : d'abord, la domination exclusive dans l'Indo-Chine; ensuite, un traité de commerce, cet objet de la convoitise de toutes les nations européennes.

Combien on eut alors raison de ne pas transiger sur les principes, c'est ce que démontre aujourd'hui le conflit anglo-chinois à propos de la Birmanie. Les Anglais ont cru qu'ils pouvaient reconnaître, en droit, la suzeraineté de la Chine sur la Birmanie, tout en la supprimant de fait ; ils ont fait des concessions au formalisme du Tsong-li-Yamen, admis des formules de suzeraineté, un tribut déguisé en cadeau ; et, aujour-

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