VI PRÉFACE
chercher à en tirer avantage, ce ne serait pas digne d'un pays comme la France.
Le premier devoir qui s'impose à nous, en cette situation nouvelle, c'est d'apprendre à bien connaître la Chine. Il faut, mais pour d'autres raisons, que nous la connaissions aussi bien que nos voisins du continent européen. Autrefois, quand nous ne touchions à elle que par son extrême contour, uniquement parce que nous avions dans ses ports des églises, des comptoirs et des consulats, nous pouvions nous contenter à son sujet de notions superficielles. Nous pouvions laisser le soin à nos missionnaires, à nos marchands, à nos diplomates, de se renseigner plus exactement en ce qui intéressait plus particulièrement chacun d'eux. Dans le vague énorme de nos connaissances générales, il suffisait que les rapports sur la Propagation, le bilan de nos importations et exportations, le texte et la jurisprudence de nos traités, pour trois groupes d'ailleurs très restreints de lecteurs, présentassent une certaine précision.