CHAPITRE XV
Le Saint-Simonisme et le fouriérisme, doctrines
religieuses et romantiques.
Essayons maintenant de déterminer quels sont les caractères communs à ces deux doctrines et l’état d’esprit qui les inspira.
La lecture de la correspondance saint-simonienne et des lettres d'adhésion à la doctrine ne laisse aucun doute à cet égard. Ce qu’elles expriment toutes, c’est le besoin de croire et d’aimer(r). Le Saint-Simonisme y répondait parfaitement. Ce n’est pas seulement l'attrait de la nouveauté qui avait attiré à ses enseignements ; ses doctrines « répondaient, écrivait Warnkænig, à un besoin moral qui au milieu des agitations de l’époque se faisait tous les jours sentir de plus en plus dans la partie éclairée de la nation française (2)». Il semble que la doctrine de Fourier avec son vocabulaire rébarbatif, ses conceptionsavant tout pratiques, ses « détails de ménage », son minutieux formalisme, et les bizarreries dont four-
(1) « Je ne demande plus une conviction scientifique ; mon esprit est satisfait depuis longtemps : c’est de sentiment, c’est d'amour, c’est cette charité qui coulait avec tant d’ardeur du sein des saint Jean, des saint Paul, des saint Chrysostome, ete... » Organisateur, p. 3, 24 juin 1830, de H..., lettre à CO... — Deux vieillards, le jour de leur initiation à la foi saint-simonienne, s’écriaient: Nous avons plus besoin que les jeunes de croire à quelque chose ; nous voulons mourir tranquilles. Globe, 17 décembre 1831.
(2) Krilische Zeitschrift, IVe vol., 1re livraison, 1831 : De la philosophie du
droit en France, 32 article.
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mille sa construction, n’ait pas fourni à ses sensibilités exacerbées, à ces âmes de jeunes gens, en quête d’une croyance, l'élément mystique qu’elles recherchaient, et qu’elle ait dà bien plutôt les rebuter. «Il aurait fallu à Fourier, disait Jules Simon, le style de Bernardin de Saint-Pierre pour populariser ce qui dans ses réveries répondait aux besoins religieux de ses contemporains. Car c'était un besoin religieux plus encore qu’un besoin philosophique qui agitait toutes les âmes » (Notice sur - M. Chevalier).
« La grande question qui travaille le monde est toute religieuse et n’est que cela », écrivait Lamennais en 1827 (Lettre à Cottu) (1). Nous avons vu que vers 1706, de nombreux esprits furent repris du désir de croire. Chateaubriand allait bientôt publier le Génie du Christiahianisme —, et comme écrit Jules Lemaître: «Tout le monde portait en soi le Génie du Christianisme en attendant qu’un seul l’écrivit(2). » Peut-être serait-il plus exact de dire que tout le monde, sentant que l’absence d’une foi religieuse faisait un vide profond dans les âmes, aspirait à la croyance, éprouvait le besoin d’une religion (3). Le Saint-Simonisme et le fouriérisme sont un témoignage de ce besoin de croyance qui se réveille et auquel ils cherchent à répondre. « Il me
(1) « Le vide laissé par cette immense destruction (celle du christianisme), ce vide est partout, il'est dans tous les cœurs, 1l est obscurément senti par les masses, comme il est plus clairement senti par les esprits distingués. Ce vide il faut le remplir, tant qu'il ne sera pas rempli je prétends que la société ne sera pas calmée.…. Telle est la profonde, la véritable cause de l'inquiétude sociale. » Discours de Joubert. « Le sentiment vrai c’est le sentiment du vide; e’est un besoin inquiet de croyance, c’est une sorte d’étonnement et d’effroi, à la vue de l’isolement où la philosophie du xvrire siècle a laissé l’homme et la société : l’homme aux prises avec ses passions sans règle qui les domine, aux prises avec les chances de la vie, sans appui qui le soutienne, sans flambeau qui l’éclaire ; la société aux prises avec les révolutions sans une foi publique qui les tempère et les ramène du moins à quelques principes immuables. » De Sacy.
(2) 5° conférence sur Chateaubriand:
(3) « Nous étions à l’affût de toutes les manifestations philosophiques ayant une tendance religieuse. » Carnot; sur le Saint-Simonisme, Sciences morales et politiques, année 1887, p. 125, t. 128.
on
semble —, dit de Maistre, — que tout vrai philosophe doit opter entre ces deux hypothèses : ou qu'il va se former une nouvelle religion, ou que le christianisme sera rajeuni de quelque manière extraordinaire. C’est entre ces deux suppositions qu'il faut choisir suivant le parti qu’on a pris sur la vérité du christianisme (x). » Le Saint-Simonisme et le fouriérisme furent bien en effet de « nouvelles religions » ; ils eurent leurs fidèles, leurs hérétiques, leurs fanatiques, leurs dupes, leurs pontifes, leurs dogmes, et même à l’occasion leur inquisition. £
Sur le caractère religieux du Saint-Simonisme, il est inutile, je crois, d’insister longuement. H. Carnot déclarait qu’il était «né du besoin qu'éprouvent le cœur et l'esprit des hommes de se rattacher à une pensée religieuse » (2). Dès 1802, Saint-Simon considérait la religion comme « l'institution la plus générale qui tende à organiser l'humanité » (3). « Elle est, disait-il, sous quelque rapport qu'on l’envisage, la principale institution politique ». Dans le Nouveau Christianisme il avait adapté, traduit, la «haute loi morale de l'Évangile dans le langage de l’industrialisme: » A son lit de mort, il avait prononcé la parole fameuse : « On s’est trompé, la religion ne peut disparaître du monde, elle ne fait que se transformer. Rodrigues, ne l’oubliez pas. » Les Saint-Simoniens suivirent, religieusement si j'ose dire, le conseil du maître; ils ne finirent pas comme lui par la religion, ils commencèrent par elle. Dès 1829, la rénovation religieuse est leur but avoué; c’est le problème qui englobe tous les autres et dont la solution donnera à tous les faits humains un nouvel aspect; le Saint-Simonisme à cette époque est déjà une religion; il ne tarda pas à vouloir
(x) Considérations sur la France, ch. v (V. édit. 1796).
(2) Sur le Saint-Simonisme (3° lettre, 1802). Académie des Sciences morales, 1887, t. 128, p. 122.
(3) « La religion, écrit-il encore, seule nature d'institution politique qui tende à l’organisation générale de l'humanité. »
devenir une église (1) — et c’est ce qui le perdit; les Saint-Simoniens fondèrent une théocratie nouvelle dont ils se sacrèrent les prêtres. Il suflit d’ailleurs pour se rendre un compte exact de l'importance qu’eut dès Le principe la face religieuse du saint-simonisme de lire les discours que Transon adressait aux élèves de l’école polytechnique. « L'association humaine, leur disait-il, ne séra pas scientifique, pas industrielle, elle sera RELIGIEUSE » ; et encore : « en dehors du sentiment religieux, la science est sans appui pour remuer le monde » (Prédication, 11 décembre 1830), paroles qui peuvent sembler étranges venant d’un mathématicien ets’adressantà des jeunes gens accoutumés aux disciplines des sciences exactes et qui ont eu pour maîtres les philosophes de la fin du xvin° siècle.
Le Saint-Simonisme dédaigne d’être une conception philosophique; il est une conception religieuse et il n'est que cela; et il s’en fait gloire (2). Et cela est
(x) « Le seul temple béni de Dieu est celui où nous préchons, la seule hiérarchie bénie de Dieu celle qui nous inspire l’obéissance pour nos supérieurs, et pour nos inférieurs une douce autorité, nos réunions intérieures sont des solennités saintes ; nos paroles sont une liturgie, nos actes des sacrements. » Ch. Duveyrier.
(2) « Vous vous faites une fausse idée, mon cher Stuart Mill, de la nature de l’entreprise où nous nous sommes engagés ; vous ne conceyez pas que ce soit autre chose que la propagation d’une théorie philosophique et dans cette hypothèse vous nous recommandez avec raison de procéder avec beaucoup de réserve et de ménagements, de prendre bien garde à ne point choquer les préjugés, à ne point heurter les amours-propres, d'entamer les hommes par leurs propres idées afin de leur insinuer doucement nos doctrines à la suite des leurs etc... Tout cela, je vous le répète, peut être fort sage pour la propagation d’une doctrine philosophique, mais pour nous ce n’est pas notre affaire. Sans négliger les précautions que nous commandent en chaque occasion le tact et les convenances, l’idée que nous avons de la sainteté, de la grandeur, de Pinfaillibilité de notre mission nous oblige à aller plus droit au but. Nous venons dire aux hommes ce que leur ont dit tous ceux qui leur ont fait faire un pas dans la voie du progrès, ce que leur ont dit tous les législateurs païens mais surtout les législateurs éminemment providentiels, Moïse, Jésus-Christ; nous leur disons : « Aimez-vous les uns les autres ; car c’est là toute la Loi et les prophètes. » Et ces mots dans notre bouche ne veulent plus dire seulement comme autrefois : « Aimez votre famille, aimez votre cité, aimez votre patrie, aimez votre église », ils veulent dire : aimez l'humanité tout entière, et réalisez votre amour; accomplissez ce que Moïse a promis, ce que Jésus-Christ a pré-
si vrai qu'aussi longtemps que la solution que les Saint- Simoniens ont donnée du problème religieux ne sera pas admise, ils estiment qu’il n’y aura rien de définitivement établi quant aux idées qu'ils ont exposées, parce que celles-ci ne sauraient être comprises dans toute leur étendue qu’en les rapportant précisément à cette solution qu’ils proposent et qui en forme le lien et la sanction (Voir 17° séance. Doctrine Saint-Simo-
nienne, 1° année, p. 414.)
Mais il est HUE d’insister plus TR abuoment sur ce qu'a de religieux le Saint-Simonisme, on l’a maintes fois signalé. On a au contraire très peu parlé du caractère religieux de la doctrine de Fourier (1). Il est pourtant
paré. Commencez avec nous l’association universelle qui doit un jour couvrir la face entière du globe; organisez-vous pour les travaux de la paix; qu’une corporation religieuse s’alliant à une corporation scientifique et à une corporation industrielle fasse mouvoir l’un et l’autre dans le but d'améliorer chaque jour les sentiments des hommes par les progrès de la science et ceux de l’industrie; QUE L'ÉGLISE ET L'ÉTAT DEVIENNENT IDENTIQUES, QUE TOUT BIEN SOIT BIEN D’ÉGLISE; QUE TOUTE PROPRIÉTÉ PARTICULIÈRE NE SOIT QU'UN BÉNÉFICE ; que la femme devienne l’égale de l’homme; que chacun soit récompensé selon ses œuvres. Pour annoncer de pareïlles choses, mon cher Mill, de longs détours ne sont pas nécessaires; on fait comme Jésus le disait à ses apôtres : on va précher sur les toits ce que l’on vous a dit à l'oreille; on sent que les doctrines d’amour dont on est l’apôtre vous donnent un tel ascendant sur ceux qui vous écoutent qu’on ne craint pas de leur faire voir en face tout le NÉANT de leur existence actuelle ; on ne craint pas que le sentiment de leur défaite, pour me servir de vos expressions, s'allie chez eux avec l'adoption d’une vérilé, car on a puissance de leur faire chérir leur défaite même et c’est quand ils viennent nous la raconter avec des larmes de joie que nous connaissons qu’ils sont véritablement convertis. D’ailleurs le succès justifie notre For par delà même tout ce que nous avions espéré... » G. d’'Eichthal parle ensuite des &« religieux transports des réunions, et des résultats inespérés de la propagande ».
(x) I faut MONA signaler que le philosophe Renouvier qui a consacré à Fourier une longue étude dans la Critique RCE déclare que celui-ci n’est pas « aussi absolument écarté qu’il le paraît à première vue des idées fondamentales qui ont guidé les spéculations des penseurs religieux... Sa conception, dit-il, est du genre de celles qu’on a coutume d’appeler mystiques » (Gritique Phiocbe p- 217, t. 12, 1883). Et M. Seillère écrit que « deux influences semblent s'être emparées à son insu de ses facultés mentales, et d’abord la plus dominante, la plus universelle de toutes dans notre civilisation européenne, l’idée chrétienne avec son finalisme providentiel et les attraits de son mysticisme attendri » (Le Mal romantique, p. 23).
Li AO impossible de n’en être pas frappé pour peu qu’on l’étudie. Sans doute, Fourier ne rêve point, commeles Saint- Simoniens, d’un « Nouveau Christianisme » (ou tout au moins, s’il y rêve, il ne donne pas le même sens à l’expression). Il n’a pas tenté comme eux de fonder une religion nouvelle ; je ne dis pas qu’il n’en ait jamais eu l’idée, mais enfin la réforme religieuse lui paraît inutile: « I n’en est, dit-il, aucun besoin. » Je présente, ajoutet-il, la méthode opposée (à celle des Saint-Simoniens) qui est d’écarter tout plan de réforme administrative et de ne s’occuper que de la réforme industrielle et domestique ». Mais il faut pour cette réforme «un retour à l'esprit religieux, à la défiance des dogmes philosophiques, à la confiance aux promesses de Jésus-Christ » (1), car « le christianisme s’allie à toute doctrine d'harmonie, pourvu qu’on accepte la prédiction des saintes écritures et qu’on pratique selon le droit sens les trois vertus théologales » (2). Fourier, qui ne cesse de répéter qu'il ne veut pas du «rôle banal de chef de secte »(3), et n’a qu’une crainte: celle d’être « confondu avec les fabricateurs de systèmes et dereligions » (entendez les Saint-Simoniens), fait, tout comme eux, concourir la puissance du sentiment religieux à l’harmonie sociale » et professe que « toute doctrine sociale pour se mettre d'accord avec le système du monde doit être une doctrine religieuse. » L'idée de Dieu, il le dit lui-même, est sans cesse présente dans ses écrits et à sa pensée. Cette idée, il la considère comme indémontrable ou plus exactement il tient pour certain qu'il n’y a pas besoin de la démontrer (4), qu’elle est indiscutable. La notion de Dieu est la clef de voûte, ou pour employer une expression qui lui est chère, le pivot de son système. C’est de Dieu que
(©) Ænd:,t. Il pro.
(2) F. Ind., t. Il, p. 457-516.
(3) F. Ind,, t. IL, p. 387.
(4) « Nous ne pouvons avoir la prétention... de leur démontrer ce qui ne se démontre pas, l'existence de Dieu.»
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vient l'attraction, c’est de lui que viennent les passions. Or Dieu fait bien tout ce qu’il fait. Il faut donc rechercher les dispositions sociales conformes à ses vues. Tel est le raisonnement de Fourier, qui part du principe de l'universalité de la Providence et dont toute la science, comme celle des Saint-Simoniens, ne se présente que comme « le moyen donné à l’esprit humain de connaître les lois par lesquelles Dieu gouverne le monde », de connaître en d’autres termes « Le plan de la Providence ». Cela Fourier et les Saint-Simoniens l'ont dit cent fois, en termes absolument identiques. |
Aussi Fourier pense-t-il qu'il est absurde de ne pas croire en Dieu ; il considère que c’est l’esprit irréligieux qui est l’une des causes de l’impuissance et de l’inertie sociales ; il a horreur de l’athéisme et il n’est pas éloigné de croire, comme les Saint-Simoniens que l’athéisme conduit à l'immoralité (x); il qualifie le matérialisme et les dictionnaires d’athées « d’immondices très modernes » (2), avec aussi peu de ménagements qu'Enfantin lorsqu'il parlait de la philosophie athée et voltairienne du xviri siècle, « de la bave de Voltaire et des ordures de ses sales successeurs » (3). Dans le régime harmonien d’ailleurs les athées disparaîtront: « Les harmoniens aimeront Dieu dès le jeune âge en reconnaissance du bonheur dont ils jouiront et du bel ordre qu’ils verront régner dans les conceptions sociales divines. Ils l’aimeront dans l’âge déclinant par conviction des nouveaux biens qu’il nous prépare en migration ultra-mondaine (4) ». Et Fourier tient pour assuré que dès que l'épreuve de l’association aura été faite sur un village, les athées, les matérialistes, ou les indifférents en matière de religion seront tellement « convaincus de la générosité divine et de l’harmonisabilité des passions » qu’on les verra tout
(1) Doctrine des Saint-Simoniens, 1'2 année, p. 392. (2) Fourier, Unité universelle, p. 83, 2° volume.
(3) Enfantin. Lettre à Arles Dufour, 25 octobre 1835. (4) P. 343. Prolégomènes. Un. Un., t. IL.
one aussitôt transformés en pieux et fervents admirateurs de Dieu, et « s’honorant de cet esprit religieux qu’on les voyait quelques instants auparavant repousser et bafouer » (Voir Unité Universelle, t. 11, p. 46) (x).
Pour Fourier, l'intervention active de Dieu dans « le Code social » n’est donc pas niable (2) et le secours principal qui a manqué aux philosophes et aux réformateurs qui l'ont précédé, c’est « l'esprit religieux, la confiance en la Providence » (3). La théorie de Fourier, elle, « marche en tous point dans le sens de la religion » (4). La science qu'il a créée est « voie de Dieu. La « vraie association », — celle de Fourier, bien entendu —, sera donc « religieuse par passion; le culte public sera pour elle un besoin (5) ».
On ne peut guère contester, après ces citations, prises un peu au hasard de la lecture dans l’œuvre de Fourier, le caractère religieux de sa doctrine. Mais il y a lieu de rappeler aussi qu'il a utilisé — et largement — dans son système le « ressort » religieux, et qu’il s’est proposé d'employer « l'esprit religieux », qui engendre le « dévouement de charité générale » selon les convenances du nouvel ordre. On n’ignore pas que Fourier érige en philanthropie religieuse l'exercice des fonctions triviales qui excitent une répugnance directe. « Quelques fonctions domestiques, écrit-il, nous semblent ignobles, avilissantes, comme l’enlèvement des boues, immondices, ce service devient dans l'harmonie une œuvre pie, exercée
(x) L’athée voyant le bel ordre de l’harmonie sociétaire, saisi d’un pieux enthousiasme, courra au temple s’écrier avec Siméon : « Seigneur, j'ai assez vécu puisque j'ai vu le chef-d'œuvre de votre sagesse. Unité universelle, t. I, p- 60.
(2) Un. Un., p. 70.
(3) Un. Un., t. IL, p. 182.
(4) OEuvres complètes, t. VI, p. 163.
(5) Nouveau Monde, p. 473. Loin de supprimer les cultes, il faudra même leur donner plus de lustre « parce que l’esprit religieux deviendra passion et non devoir chez des peuples qui verront l'intervention active de Dieu pour le bonheur de l'homme et qui recueilleront à chaque instant les fruits de sa pro-
vidence... » p. 99.