‹ De J.J. RousseauChapitre 13 sur 36 · Tome I. Q · texte numérisé non relu

Tome I. Q

ladites «t honteux recours à l'autorité contre moi, de noires dénominations, et de perfides coups de poignards portés dans l'ombre. Ce sont des faits particuliers que Rousseau aura trop généralisés ; il aura étendu à tous les hommes qu'il rencontroit la bassesse et la. méchanceté de quelques individus ; et son imagination alarmée , et toujours en activité, n'aura pas manqué de seconder ses craintes et ses défiances , d'affoiblir ses organes , d'altérer ses jugemens , et aura fait soufiErir à cet homme de bien ces tourmens d'une vie soupçonneuse , qui ne devroient être que le partage des tyrans.

Ayant vécu plusieurs années dans un pays qu'il avoit habité pendant l'obscurité de sa jeunesse ; ayant eu des relations intimes arec beaucoup de personnes qui avoient obtenu sa plus grande confiance, nous pourrions éclaircir plusieurs passages de ses écrits par queL ques anecdotes de sa vie jusqu'à présent peu connues. Nous sommes liés d'amitié avec une personne qui possède deux cents pièces de musique copiées de sa main (i) , et qui

(i) Il Wîtîti l'exercice de son premier art, qu'il a toujours (Hftffr et çuitîv6i rr, Le premier ouvrage que fie

( 243 ) a souvent eu occasion de le voir et de Ten* tendre; car on sait que ce grand homme

imprimer L J.Rousseau est devenu extrêmement rare, en voici le titre : ( je le possède. )

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