‹ De J.J. RousseauChapitre 19 sur 36 · Tome IL ' C · texte numérisé non relu

Tome IL ' C

'adhésiôAs , les clubs pàïtiotiqnes , la Toîx universelle de Tempire , tout* sert' à confirmer que les loue fcdtes'par V assemblée tia^ tioT^ale ..émojient déjà yolonté générale et non d'un parti qui ( comme on a youla Tinsi* nuer ) s'est emparé de la majorité des snfl firages ; et Rousseau ne tarde point à nous donner les signes caractéristiques 4g cette Tolonté y lorsqu'il escamine si la toloaté géiiërale peut errer ; il confirme très-bien la régie par Y exception même , car il répond : La volonté générale est toujours, droite , et tend toujours à Inutilité publique ; mais Une s* ensuit pas que tes délibérations du peuple aient toujours la mênpe rectitude $ on veut toujours, son bien , mais on ne le voit pas tôujo&rs ; jamais on ne corrompt le peuple p ptais souvent on le trompe ; et c^est alors

qu'on voudra la placer dans ce qui restera toi^ours inH par£ût , le gouvernement.

Parfaire une constitution ^ vouloir la libêrti sans tache; enchadner toutes les passions , c*est s'abandonner à Tesprit de chicane ; ce p*est pas savoir que lorsque des ba« lances supportent vingr - quatre millions d'homnies réquilihre est impossible , et. qu'il faut savoir ftstr tm f/'c^. Les oscillations sont inéviubles»

Seulement qu^ilparoù vouloir té qui est mal. ( Contrat Social , liv. ii ^ chap. yiii. Si la volonté générale peut errer. )

la volonté générale n'a point pencké pour ce qui est mal} elle s'est manifestée enFrance, oyiÏLTiL^^jï9^exiaucune^çiLtouteautrenatidn de la terre ; elle a triomphé du parti le pltiis nombreux et le pins en force" depuis cinq cents années ; la cour^ le clergé ^ \9i finance , la magistrature ,\ovi&\t^ hommes engraissés et pervers , tous étoient contre la destnic- : tion des abus et les abus ont été détruits* O Toix du peuple!

Qu'y a-t-il eu de changé au fond? Presque rien {x). Ïj^ point central du gouvernement

(i) Ce rîen a faît beaucoup; h France estiin nouveau monde ; des brigands privilégiés la retenolent depuis long-temps plongée dans la servitude yquaiid tout-à-coup Teonpire dépérissant s*est élevé du milieu des décombres , a reparu sur la scène du monde pour occuper le premier rang dans les listes de Tunivers » et préparer la révolution générale qui doit rajeunir le globe et améliorer le son de Tespece humaine. Le régne de la vérité , de la justice et delà bonne foi, peut braver dHnsolens ennemis; mais il ne suffit pas de poner le bonnet de la liberté : n'oublions pas un instant qu'elle a eaitiéfflc^

( 36 ) ^oît dana Y étroit conseil û'un monarque^ cHt conseil d^ état, composé de prîvilëgies .etvtravaillant pour des •privilégiés, mais zie faisant quelquefois le bien du peuple que par crainte p\i "Çf^x pitié ; là tout étoit clos, .caché. , couvert , impénétrable ; la loi se faisoitd'z^x»^ snain et s'exécutoit de Vautre : ce qui étoit assurément très-commode pour Intérêt- de la cour ; Ton ne parloit du ^peuple que pour savoir ce qu'il pouv6it r^jWr^. Depuis (et voici le rien) le point central du gouv^aiement est allé se placer plus naturellement et phis légitimement, je pense , au milieu de: r^ry«* semblée nationale. Là j la publicité ^ la franchise , la hardiesse président aux débatK^; toutes les passions peuvent s'y montrer comme bon leur semble ; V audace y devient le si^e de la Ubèrté , et dans les cdEQ^Qats

jreinps pour embicine nu faisceau larmes ci an chat^ animal doux, mais inmiitable des qn^on rirrké; soyons lestes comme hii ; comme lui ayons Toreilfe au gUet et •entendons trotter les souris ; dès que la vermine itxzxi^ gère apparoîtra , qu'elle sente nos griffes , et qu'elle «oit étoiïrtfie de la rapidité du mouvement i[ car noils fommes des François; notre agilité, notre force « noi inoy dis jont imflKi&cs • etâ

oratoJLTos .d'vuie -défense., illimitée tOTaiaupfi' la, yzctoire reste un patriotisme ; le&.dépulé» ^ont4gjCiux.f les bpspinsjde rëj:at leur sont également prësejis ; ils ne travaillent point pour rîpîëç^ôt4'wie province , ils ne fonuent^ plus qu'ujci .//î/i/r*?/.^ r^^prit public. L'amour de lapatri^|. susceptible d'une grande perfep-^ tîpn,, acQpmpagne leuxs t^çavaux ; laJPrance; n'a plus qu'une Jorme, ^ qu'ui^ie - la^Lureçe d'être ;.les ^ijgvz^^. divisoient les citoyens f. les fonctions les distiugueiit ; 1^ gouverneur ment, ci-devant vrai c^os de contradictions^ est simpiyîé..; les pouvoirs bien sépurés eX^ bîen circonscrits, ; le . pouvoir exécutif est:, aux main& d'un seul, afin qu'il ^oit. pliia. actif; le dépositaire de ce pouvoir esX innor^ labte afin que cette partie de la constitution né soit jamais transmîssiblè à. un autre et demèùf S inébrahlabfè ^ r là sîïiipîrèîtti ides rbiiàgés ji'ré^tilitédesmoiivemëris , là justesse

; I.jea4épu(éâ quio^tjS^itlçsf loix., ^If.ren-; trerontie l^dcmain daïis ià classe ordinaire dés Tïitoyeiï^r le lendemain ils seront soumis rfùxloîxVsrtiximpOls'/àà^ institutions dé-^' éretéëà ; il^onexùallè fardeau duWàttrcmt

imposé; d'autfês.leursuccéderotit; tons les génies , tous les caractères auront leur totir ; un grand homme ne sera point perdu pour la législation , tandis que dans le cî - devant ' conseil du monarque , l'impéritie , l'ignoràhbe , la mauvaise foi , la cruauté y vieillissoient , et les désastres qui résuhoient de ' ces édits précipitésT et contradictoires res- * sinnbloient' à ces vapeurS pestilentielles qui tuent et qu'on ne peut attaquer dans leur * source. O voix du peuple! \

Le monarque qui avoît si bien trouvé le ' secret de faire exécuter les plus màù}làises^ lozdt: ne trouvera-tîl pas celui de faire mettre^ à exécution los IdvL les plus utiles à' son peuple et à lui-mômè (ï). Feratil le iriort T!

(i) Toi* sot ( journ^iliste.) j^ faisant d'iMlleu^itliiQ ré^ péter dçs <owimis de minhtrfs estropiés d*eiHendcincQt » l^e voit plus éditât ni d^ gouvernement parce qû^il ne TOit plus de Couronne^ inaîigeant (pour. «a part) cent cinquante millions piVaiiriérerÔn pale !e pîûvre jôufnai' Kste poér déraisonner en pure perte, et il dèralisonhe ; il se fait le lieutenant de policé de l'assembléit jûaionalei û exagère » il tnent , U calomnie ; sHl tst;iàiormam4mfoi% U g^Pf:))ieQ son arg(iUU);S'il est à^bottn6-foiy(Ç^^^t\ssK esprit, feux, un coçur ^^léch^nt^ enneini des.tK^ns fjraaçois^ qui ont séçou^ U ]ou| sriégitiniiement/et cpÀ ont il

(39) IHsisqa'Sl est constant anjourd'hoi que

ékn^lépêûpks^ul réside eesêntîellement et otigjiâkbèlneât lejpouvoÎTsiégialatif , «t quA laxéunion .dç Ja jrplonté foime la loi ; ainsi qu^l^^ /iJ^f^/MV/B desjprces compoise le pou-

ne .{letolàiqu'qbi^- à la-Zsi^^^parcQ .qu^il t^ &k pour agir au iiom:de.la s^cîé^ist obliger te rëàtië ~d^8 citoyens à lui être fidebespar.la forÇe côàctivë qu^ à dans lé8?fii'dJnâ(. -

lïotisn^âyons point paraliAot& dé c^m^ritf hçmifii^çLfjip^ n-ayi^fïB poiiit voulu de chambre i^wt^i i^f Nous nj8 pouTom paf^^^n ayolr^ji

■ ' . >■ Il » I 11 M

bida- mérité de^demnir ^re/.Cei^)oiicq»UfitfS ont été très* coupables ''envers nous.» Ut ont peint 1» capitale cOirime YreUe>èûtTe|p«gèjie sang» et tout étoit tranquille» LiBiirS'fliensaiigas.ciBphatic[ue» se sont néanmoins fort aeetéditésxbes^éoaoger^i^» en généraln'ay)i que ioiis un jflinr trèi-£imp nptrc.sage révolution i

Ci yWj^û>foil igïenDédiaire placé entre le législatif et l'exêcifitf , aiïoit éjé '^tour-^à-tour appelle , xaressé ou gagné par, Fun iis'iikîtf eè Péqinllbre pres&rit par la loi en auroit souffert. Ceâ deux puissances -perpétueUement i|h'r<^ard sentont qu'elles doivent se respecter. Il est tfhpossi&ie^gue rûne usurpe les fonctions de Tautre; çlres'nej>euyent$cfiieurtervma^ceseK)itun troisième

eèt^^ of^iii^^ttlbtipfUt ti^£ftikip6fDdign« de^nçii'e^îe^iâ

restée uniç.^^^^,{:|ewj^fe^,.|p |n<>?^fWgM:;i;jMirel dç çc« d^euK.pçDYoim jct Je «conservateur de la constitution; comme la loi de la jeravitaiicAi consdfige de plus en'^plus le système pianétaiVe, aimi'iïa^<f5?Y^êiaitïifè'bôri^^ Aiaitresse de tfitr:d<^coiK^qiiâ^e§7i^fés d^^è^^ bases 1^ dpnnera plus de force à des loix appuyées par la volonté générale. Les Anglois avoient leur grande chartre", fiMsf «vioijs bésoiirdè là.aàtrb».telldi;8it:;£^tâ'I les déct€fts ^dU^^c^) constitoant>^nt:iuà )A.:ppiya|Hp§ arbitraire,' cfti ce qu'-e)le étt>ttgssi{Bnti/eUeiri6pti?Isi«^e^ esseritîeiiemêm Ibndstc adiff .homgifiSrîtiiQs, «dAfJoiidinji revieli6fdh^^^Pé{»o(fue dn^vi^iaUisSfcmfiittr.diiiâJOOUsdil l'homme t{ dt r<Mrt4^nifd ;. quel jtohilifr;firl|l^

neuves. ec.£cu:ie(:])Ou$J«ur.iaissQDf ^tn^Vaillor ! ils^seront plus ^heureux. que. ngus^^^c^rl'^^^ ne peut

gagner en lumiefêsj^/is^jgnfr ?ftfifp^î4*it^. . ,- « Tout peup^, doit étre;:SQi£ino^pas skige d*urî autnÇ Que dire d<& c^pc qui» o^licu;t^t£|(^ayantages,locaiut^êt le génie n^îçipaj.t a«rqient vQulq /^(«f^îr notrç tonstîr tudon sur ç^lje d'Au^eterre r.un avjpis p^dâ^t npixj^ap* roit pfFert p^urpie \ un autre, Moyst ; un autit , Siiïon^

terre 6'onime contrÀire à la liberté ; les treize états* unis de V Amérique n*en ont point Voulu ; nous ayons été aase^ sages ou assez

Non: quel est le meilleâir tempérament, où bîlîcuîÉ^ dû sdtigtiiil , évL flegmatique ? Chaciin d>ttx a ses avan« tages ; on vît long-temps avec ces tempénmens diven^ Quelle est ta meilleure cynstttudon poUtlque ? celle à laquelle i)nob<^it y céild du4pouis qui cous donne des Tertps publiques* Void qu*un nouvel empire s*èst formé, cçlûi des lumières, polidques: iï gagne Insensiblement ua plus Va<te honsQn \ il épûfêra tôtïtêi rtbs idées ; le grand poinï étoîf dé doïlftèir la première impiiléJon , l'imJ ptiki6n"'^'èfâîe ûuk é^ri<é* Toute loî est faite pont itWétier Tôrdr») t{ lO«[^^eflple quicbériea Tordra au|« tf ûktivé aiécessatretqeoirl^ ineineures loix. • ^Efl(ki^)>uÊsquf liottt émancîpaiion ne ressemble pas à C^Ue des .ay très. peuples . et que nous sommes devenus libres par la puissance deoos Hècs ; que nbfirè gbuver-

une.serxiifijjnitaitLon de

no.t voisins; nous ne sommes pas eux et ils ne sont pas 'fj^yjyi.'Kous ri^àrôrii' pas '"^fcësdfti déi thh pouvoirs qd tiç^en^ in AtïlXëÈtkt , [tfrtè ^jnlF est ptW«% ^ue ces ^troii ^oïivoTriffiû é^ voûta

Jtatllîf ' ixtié démotrâiti rtJyîflj^'ei pi-onvcr sWr-tdilt que jcious n!avfons pas bOcià 'dè^hbUèsse ; k EVàncd avoii im/^érés, c'est-â^ft ;-éiè%Be ttoit dlvilé€>îf troA nations ennemies et iWfi* ;'eUe a fondif ces- tîoîs AsP tïo^s'cn ttn seiii p^>1i. ïr ti'jri phîs de m&ftftr'i^^^y-l plus de sujets ; U ny^pM Ht tiers ér^i; il j^ii^iéM

heureux, seconàé&pSLrléslumiérespuiliçïieSp pour former tout-à-coup un peuple' homo^ gène ^ pour effacer toutes les disparités qui donn oient des faces si diverses au mêmp empire ^ et qui> au lieu d'unir ces différento^ parties , les dëtachoient les unes des autres. O voix du peuple !

C'est ce n oeud fraternel (abhorré de niot mi^ nistres qui avoient peur ct-dcfvantde l'image d un club ) ,- c^est ce nœud indissoluble qui a rendu toutes les parties de l'état correspoiidantes entr 'elles. Le fléau de la guerre , def la famine ou des élémens coiurroucés iiâ pourra plus toucher un //«^nar^/^^/x/sans^ue les autres ne s'ébranlent tdut-à<;oup étiies^y. intéressent ; la calamité d'un sëiil Hetl-'de* venfant la calamité générale y le secours axTi«

Ime nation • un rçî • et dos foncncnnMres s^larÙsi

\fk substance du peuple, nç som^occiipés aujourd'lîtii qu^i aiguiser des stilets pour l'égorg(ir. Us consendroieùt 4 mettre 1^ patrie en cendres pour repgner-) s'il ^Miu pos* iîhU t kiiri désastreuses ttsuf;patioiiat

Tara ayec la promptitude du éëntîment et de' la fraternité ; enfin nous ayons la volonté gé«> nérale^ qui est \a.souyeraine^é^ et qi^i forme dès*lors le souvercdn j elle sera toujours op<posée aux vaines distinctions ; oelles-ôi ne plaisent tant aux volontés particulières que parce qu'elles voudroient ressusciter les inégalités détruites. ' ' •

Tel est le résultat du plusmajestùêùxtravisul ' et du travail le plus éclairé qu'une assemblée ' législative ( assez dévouée aux 'âerhéls prin- ^ dîpes de la raison humaine , assës' éprise du- Iwen public et dé la liberté ) à osé conce*" voir et exécuter ; ^ les' haisàrds qfm- 'àfccoinpa- ' gnent les grandes révoRitîons ont respectésèS travaux immortels , et l'abSurde fureur" ^% adverses it*ont' fait que îeis consolider ;' iîs seront soutenus par tout l'empiré , parce' q^'îk Sont côn'fbrihes à là loî divine , à la vérité, à l'intérêt général ; bientôt tous les; peuples de la terré auront lé noble orgueil" â!èxte aussi comptés p£irmi tes hommes li-^' bres ; la loi àuta* {)lùs fait que-la^ force des' js\dnarquei5 les pluà rëdtmtés , qm n'aùroient jamais osé tenter ce que raâ6éâ(blée natio* xialeafeit, parte qu'on ne résiste^oînt àlÀ' vérité. Chi^Ieè' iX'rei(8U6citanr^marr lui

û^es6t^Jijêf^^ifesS'(^^^ composés poizr

' Ta ràîsMf /(jtaî WfvJf pàt ie îi doux accof<& , •^ .•T«rt^!>^«'ftrt5 <5^ts dont ^é n'^î que lés côfps: n £tle Vdn tencb màki'eise , et te sait întrodaire f, Ob le flà$\ fier tyran àe peut avoir d'empire.

Nous pouvons donc conclure ceci : la c^pnsUtutioii .achayée , nous n'avons plus Iiesoîfi de législateurs ; il ne nons faut plu$.^ qïie 4^s d^li^gyçs qui portent le vœu ^e leursu c<munett%nî[^J32Îl sera* nécessaijre que les àé'^ partemen$|>i}pnûfpcent. La (^ouyeraxx^eté ne; doit pas, '^r;^> des znams du .peuple ^ et. ce seroitunepy^rilitéqi^dBleregarder çommie^ ayant la souvffa|ineté / ,parc0 qu'iL. auçoit^ assisté dans un^sdistrict pour, donner sa voixr. çt chpisir un? éjeoteur ; pr,, Ja çpyy^ainçté: ne sortant ^r des mauis du peuple , , iJL n- pslt^ pas à) craindre^ que le despotisme préy^.ç. jfçmeàBy, M6i$ 4fe. aérait se tromper étrang^^ m;ént ^t ft|Q]#lles la 9ftrpîP^^S(et rcscla^fge; <|nè de c()|i%r<r^^;Si£.(^u4ept, cents hommes/ le dtoit,de ^uÇ cU^gejç sous les jeificd'mij monarque: ^ui a degjrpupes- a;Ç0U sçrviç^i», et qui peuto^ trouva, |>eut-âtx:f. davantage. jftÀs la Â?i^35pftlleô;.despo^ à rex^v

jf&^aer notre liberté ; les législatures su; vaiitçy

^fie poufroi^t qu'^Hop^er 1^ v<BU,dié^^.eupl^^

j^t^To^t dan^ .l'h^jçeuse impuissance de se

.cendre <L^pouvp^.,e3îC^cutif; car si on. ne 3e

met pas en garde contre la ,con;tïpti,<w^y y.

j5Lrriv€^a en Froïkç^: coiB^me en Angleterre ;

le peuplé sera liJà?e d'^^e liberté qui cousin

lera à;nonimçr feis^ieprésentapd.paur s'unir

yrerdebîerre, de punch et d eau-de-rvie. Foj3p

,iÇons le monar4^ue\ txa.xteT.Q.xwié j^eupif ^

AqjiX il devient la fé^e ; qu'il soit dansia hér

cessité de l'acheter , s'il veut le ^rendre jf»

^lave ^ et je réponds que tftus lesL.tré&ore dn

;3ftonde n'en viendront jamai& à bout.

.. 'Voila le despotisme du corps légi&ktif bien

enchaîné^ je pense ;de^and et unique point

est de trouver ensuite: die moyen d'attacher

y armée à U CQUÂtiti^iûsa^ «Où pi^eiidre ce ré»

gulat^if ? I^a respozxi^'ilitté "des ministres e^

^éjà un point impcrtant: Qu'il >sepoi|.xâêma

*^ souhaiter qu'eÛe^'ëteàdlt ju^quAsMr àu^tv

•buretmpsï mais lesidixitttres iX9asx anxoyïbleè ^

iiomn^és par le roi , et d(ans san absolue dé'*

pendance , ne peuvent^bsolumegytje^ la

but desîré. O tâche difficile 1

Cependant ce régulateur ne parpit^rinci-

ligne > puisque les département ne cLépeit« dront que de la loi , et qu'ils n'auront pav besoin du pouvoir exécutif pour la connoilxB et pour la faire exécuter ; l'intérieur du royatune ira tout seul •

Il n'y auroit jamais rien à refaire au gou* Temement si la force militaire étoit telle» ment organisée qu'elle f&t tour-à«*tour égaleïnent soumise et également enchaînée^ qu'elle vH obéît et qu'elle ne pût obéir ^k 1a ïoii comme les plus beaux systèmes n'en«» chaînent jamais cette force redoutable^ quand elle yeul^u quand elle peut s'épancher , tous les états portent en eux-mêmes ^ ainsi que les êtres physiques , le principe de leur santé et de leur ruine. Quand nos liqueurs coulent dans les canaux faits pour les receroir y le bien*être nous accompagne ; quand ces liqueurs s'épanchent ^ la maladie ZLOus mine et nous tue ; notre premier soin ^ sans doute y c'est de régénérer l armée deligne , et d'exterminer l'aristocratie de l'officier ci - devant gentilhonune ( i ) ; mais

(i) L*officier françois est le plus indiscipliné et le plus indisciplinable de l'Europe. entière; c'est encore pciid qvi coûit le plus i tous ces anciens talons rougis ne

mprès aroir fait tout ce que là prudence et

V la prévoyance peuvent ordonner ^ il faut

abandonner au système de Faction et de

la réaction physique ces xnouvemens tu«

jvouloient fiiire qu'une {uerre tisée, commode et gentille; ils murmuroiem dés qu*on ne les envoyoit plus ea Flandres; il leur falloit en Allemagne toutes les commo* &téi possibles ; plusieurs, pour ne pis dire tous, avoient dans ndèe fue tout le métier consistoit à venir en poste assistera une hoiailie et à repartir le lendemain pour les spectacles de Paris ; ils regardoient le soldat comme une suachine obéissante qiû leur appartenoit exclusivement» Ce qu'ils redoutent le plus aqourd'hui , c*est qull s'agit moins d'èffe officier que d'être véritablement soldat i or , nous n'avons pas trop besoin é*o/fîcien et nous avons grand besmn de soldais» La ruine de notre puissance mi» litaire résidoit dans ces officiers toujours prompts à égarer , partager , on dénaturer la force publique. La nalion entière devenant une armée a sauré la nadon de l'aristocrade militaire ; mais cet effon sumamrel ne sau- «oit être durable; et le tout est d'avoir une armée de ligne tout à la fois forte» £sciplinée, purgée^ daristo* cratie , et qui ne puisse combattre que Vennemi.

Rousseau dit un jour d'un officier qui ne parloir que (de V autorité royale faite pour tout soumettre ; celui-ci />«dote de bonne foi , comme la plupart des militaires; Cuni* forme semble leur 6ter la faculté de penser; et quand ils ont deux épaulettei l

inultneùx ^ co& crhe^s 4es empires où I^ môme force qui néqesditoit l'esclavage sou«tient la liberté ; et daa$ cette alternative où passent lea empires ^ il est ^ présumer que^ vu l'influence des lumières politiques , la liberté , qui est V intérêt de tous , prévau3ra contre tous lesgenres de despotisme • G voix du peuple , élevé toi !

Le règne de la loi est l'effet d'un beau

gouveruement , mais ce ji'est jpas xxnejcrm^ de gamierp^xaeiiit ; car la Içi^xie peut régler par elle-^mêI^e^ .

Et voilà pourquoi il a fallu établir le pour voir exécutif^ et le ct>nfier à un chef (%)• C'est à lui de faire régner la loi , car elle né

(i) C^^ttvant 9 «bns,le cêast'tfjSiê^a on f trli^^^ biaa des peuples et de celui du reî tcmmt VU y aiV<Ht d^u^ Htm publics. Onauroîtosé y ctmsdUor Vfifit i4iii^mrouu générale qui autoit )ett6 la moUlé 4u: roy^usie .^n$. tji misère et l'iutt^e é»fis rinacûon; en .^ttQndsuit § çn y lègitimoit les piofti^oat ka pljus Mapdil^lA^es, ^tef la plus g^r9a4e:4^s,cal««}tés jp^ca gu^eUe çoAsufne le .présçnt et Vavçflqrii

Moins de courn$ans; eh! quçl mal à çda? Ce sont les hommes tuiles à l'état qui forment la véntahle co^ d'un roi»

peut

peut être appliquée et exécutée que par des hommes. Si les hom.mes n'y apportoient pas leurs défauts , le gouvernement se rapprocheçoit bientôt de la perfection ; mais que d'efforts pour y arriver , même de loin (i) !

Un roi , dit Fénélon , peut tout sur ses peuples , lorsque les loix peuvent tout sur lui. Voilà aujoud'liui l'heureuse situation du roi des François.

L'homme puissant , suivant Machiavel , s'il a les moyens d'abuser avec assurance et avec impunité , infailliblement abusera toujours. Pourqu'il n'abuse pas, il est nécessaire que la certitude et la crainte de perdre ses prérogatives , d'avoir à rendre un compte

(x) Montesquieu est de notre avis ; on va au mal , dit-il 9 par une pente insensible , on ne remonte au bien que par un efFort ; il ajoute : Souvent les états fleurissent plus dans le passage insensible d'une constitution k une autre , qu'ils ne le fàisoient dans Tune ou l'autre de ces Constitutions : c'est pour lors que tous les ressorts du gouvernement sont tendus , que tous les citoyens, onc des prétendons , qu'on s'attaque pour le bien public , et qu'il y a une utile émulation entre ceux qui défendent la consdtutîon qui décline, et ceux qui mettent en avant celle qui prévaut.

On diroit que ces lignes ont été écrites avant-hier.

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