Les Neapolitaincs
Gnathon, il l'onde sa cuisine sur ce qu'il y a de plus sûr cl de plus durable au monde : la bêtise humaine; il flatte les manies les plus ridicules, et au fond se moque de ceux qui riiébergent. Gourdin vit aux dépens d'un vieillard amoureux et le berne; Gaster en fait autant avec le gentilhomme espagnol don Dieghos. — Mais si le vieillard se corrige et si le gentilhomme s'en va, que deviendront-ils? — « Quand je Tauray perdu, dit Gaster, j'en recouvreray d'autres : il y a plus d'un asne à la foire K »
Il y a plus d'un âne, en effet, à la foire de la comédie, et nous arrivons au plus âne de tous ces ânes, s'il est vrai, ce que dit Molière, qu'
Un sot savant est sot plus qu'un sot ignorant;
c'est du pédant que je veux parler. Mais celui-là, le parasite fera bien de le tenir à l'écart de ses combinaisons : c'est un âne maigre et gueux, peu disposé à donner, parce qu'il n'a rien.
Le pédant se distingue, au milieu de cette galerie d'originaux que nous sommes en train de parcourir, en ce qu'il n'est pas d'origine antique : il est français et italien, notre comédie l'a reçu à la fois du théâtre italien et de notre théâtre du moyen âge. Au moyen âge, en effet, les auteurs comiques se moquaient volontiers du dialecticien retors formé par la scolastique et du latiniseur incompréhensible, ancêtre de l'écolier limousin de Rabelais. On. trouve déjà le dialecticien comique dans le Géta de