‹ De Jodelle a Moliere; tragédie, comédie, tragi-comédieChapitre 33 sur 92 · La Trag. fr. au XVJ" s., p · texte numérisé non relu

La Trag. fr. au XVJ" s., p

— « Hé Dieux, tout est perdu ! » dit Cornélie, qui , échange quatre vers avec le chœur. — « Et encore il me faut en porter la nouuellel » dit le messager (3 vers). — En 9 vers s'expriment les craintes de Cornélie et du chœur. — Et c'est alors seulement que le messager se doute de la présence de Cornélie :

Mais n'entendé-ie pas la fille de mon maistre?

Au second acte, Cornélie commence par s'accuser, en 112 vers, d'avoir causé la perte de ses deux époux, Crassus et Pompée. Cicéron est-il là? comment le croire? pourtant le voici qui adresse la parole à Cornélie :

Quelle fin h vos pleurs donna la destinée, Race des Scipions ?

Au troisième acte, la bienveillance et l'imagination de M. Faguet lui ont fait voir une belle scène. « Dans un théâtre ainsi conçu il ne peut rien y avoir de dramatique; mais il peut y avoir des cîioses théâtrales, des tableaux. L'acte III est un assez bon tableau. Cornélie est au milieu de la scène, tremblante et en larmes. L'esprit plein de pressentiments sombres, elle raconte le songe où elle a revu Pompée. Le chœur circule autour des dieux du foyer, invoquant les puissances protectrices de l'illustre maison. C'est au milieu de ce deuil domestique qu'un messager apporte les cendres de Pompée, qu'il semble qu'on attendait, qu'on sentait être proches. Comme tableau, voilà qui est bien conçu, bien ordonné et d'un effet assez grand ^ »

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