ANTIGONE
Procedit acies tarda, sed propcrant duces.
JOCASTA
Quis me, procellae turbine insanae vehens, Veloces per auras ventus aetherius aget?
(Acte III, V. 419-420.)
C'est' à Sénèque, dont les Phéniciennes sont incomplètes, que sont empruntés la marche et tous
1. Voyez S. Bernage, Étude sur Bohert Garnier, Paris, 1880, in-8", p. 92-94.
les détails importants dos deux premiers actes, y compris les gestes d'Etéocle :
Accède propius : clude vagina impium Ensem, et Irementern jamque cupientem exculi Haslam solo deflge...
... Hic ferrum abdidit Reclinis hastae, et arma deflxa incubât.
(Acte IV, V. 467-469 et 498-199.)
Le quatrième et le cinquième actes reproduisent, en Tabrégeant, VAnligone de Sophocle. DelàTantre d'Antigone : « Je la conduirai en un lieu que le })ied des mortels n'ait jamais foulé, et je renfermerai vivante dans un antre souterrain, etc. » Et de là aussi le palais, ou château, de Créon : » Le choeur. Mais je vois ici près la malheureuse Eurydice, Tépouse de Créon. Est-ce la nouvelle du destin de son fils ou le hasard qui la fait sortir du palais? — Eurydice. O vous tous, mes concitoyens, j'ai entendu vos paroles, au moment où je sortais pour adresser des supplications à la divine Pallas. J'enlevais la barrière qui fermait cette porte, quand le bruit d'un malheur domestique a frappé mes oreilles.... — Le choeur. Que faut-il augurçr? La reine a disparu sans avoir dit une seule parole, bonne ou mauvaise. — Le messager. J'en suis étonné comme toi. Mais j'aime à croire qu'en apprenant le malheur de son fds elle n'aura pas voulu i^a'mir en présence de la cité, mais, se renfermant dans son palais, elle va prescrire à ses femmes de |)Ieurer avec elle son deuil domestique.... Nous apprendrons, en pénétrant dans le palais, si dans -on désespoir elle nourrit en secret quelque sombre dessein ^ » -