‹ De Jodelle a Moliere; tragédie, comédie, tragi-comédieChapitre 51 sur 92 · P. 104, V. 1919 et · texte numérisé non relu

P. 104, V. 1919 et

(lirestien, en 1604. Prenons la date moyenne de 1001 : il y avait deux ans alors que les confrères de la Passion étaient définitivement descendus de leur scène de IHôtel de Bourgogne et qu'Alexandre Hardy avait commencé à donner au vrai public parisien des tragédies dramatiques \ il y en avait huit environ que Hardy avait commencé à courir los provinces. Peut-être Montchrestien n'ignorait-il pas ces faits; peut-être avait-il assisté à Rouen (où s'imprimaient ses œuvres) ou dans quelque autre ville de la Normandie à des représentations données par Vàlleran le Comte et divers comédiens nomades. On peut donc, en abordant ses tragédies, s'attendre «'gaiement, et à les trouver conformes à la tradition «Hudiée dans cet article, et à les voir conçues d'une manière toute nouvelle.

Petit de Julleville a écrit dans la Notice de sa réimpression de Montchrestien* :

« Les tragédies de Montchrestien furent-elles représentées publiquement? Nous n'en savons absolument rien; mais il est certain que l'auteur les destinait à l'être; ses préfaces ne laissent là-dessus aucun doute. On s'est trompé en prétendant prouver par ce qu'on a nommé des « impossibilités scéniques^ » que Montchrestien ne fut jamais joué, (les (( impossibilités » n'existent pas. A la vérité, la disposition des scènes dans ses tragédies est incompatible avec les habitudes du théâtre moderne; mais, -:in< onirer dnn^ de longs détails, rappelons qu'il

1. Les Tragédies de Montchrestien, Nouvelle édition d'après Vêdition dt: 160^4 avec notice et comincntairc, Paris, Pion, iS9l, in-10 {liibliotlièque el:éviricnne); p. xxj à xxij.

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