‹ De Jodelle a Moliere; tragédie, comédie, tragi-comédieChapitre 6 sur 92 · La Vefve, II · texte numérisé non relu

La Vefve, II

mitive. N'avez-vous pas remarqué dans Molière luimême quelques mots étranges? h' é lourd îLélïa veut rosser son valet Mascarille, et Léandre s'efforce de en empêcher :

— Quoi ! châtier mes gens n'est pas en ma puissnnco?... Quand j'aurois volonté de le battre ù mourir, Hé bien ! c'est mon valet.

[UÉlourdi. III. 4. V. lOô'). 1058-9.)

Pour le coquin de Silvestre, je le rouerai de

>ups », dit aussi Argante; « je vais te passer cette

ipée au travers du corps », dit Léandre à Scapin*.

Itait-ce donc chose licite que le meurtre d'un

[omestique à Messine ou à Naples, au xvii^ siècle?

D'autre part, les valets mis en scène par Molière

mt autrefois commis toutes sortes de méfaits :

Jcapin s'est « brouillé avec la justice », et on a force

décrets » contre Mascarille; tous deux n'en onl

ïs moins été choisis par des vieillards défiants pour

Lre les compagnons et les guides de leurs fils. On

pouvait donc pas prendre de renseignements sur

!S domestiques au xvii^ siècle? — Enfin Mascarille

et Scapin jouent des tours pendables à leurs vieux

maîtres, et ceux-ci n'hésitent à leur sujet qu'entre

deux traitements : les assommer ou leur pardonner.

On ne renvoyait donc jamais les domestiques au

xvir siècle? et on les regardait comme des chiens

familiers, qu'il faut noyer ou garder tels qu'ils sont?

— Dans la vie réelle, non pas; un valet n'entrait pas

dans une maison sans offrir quelques garanties,

comme aujourd'hui; on l'en faisait sortir, comme

aujourd'hui, si l'on avait à se plaindre de lui; et

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