‹ De Jodelle a Moliere; tragédie, comédie, tragi-comédieChapitre 9 sur 92 · Les Esprits, II · texte numérisé non relu

Les Esprits, II

D'où je vion, vortubieu? Corbieii, je vien d'une Ix'lle entreprise. O comme j'en ay abbatlu, froissé, assommé, et rué par terre! J'en ay cuidé embrocher un tout vif s'il ne se fust retiré.... Où sont, où sont ores les paillars qui ont assailly mon maistre? Que ne les tien-je ores icy? Corps bien je les.... IIô Dieu, n'en est-ce pas icy un qui vient? Me voyla mort. Il me cherche. Où m'enfuiray-je? Je te prie, Thomasse, revanche moy. — Comment? tu estois tantost si hardy M » Et maintenant voici Felippes et Gillet en présence : « Felippes. Te voicy donc, Gillet, et viença, beau sire, n'est-ce pas loy qui viens de porter les armes contre Euvertre mon jeune maistre! Je ne sçay quTme tient que je ne te....

— XouRRiGE. Hé, pardonnez luy, aussi bien a-t-il esté des premiers à s'enfuir. — Gillet. Je né me suis point enfuy, non; je me suis sauvé seulement : je ne t'ose dire, Felippot, que tu en ayes fait ainsi.

— Felippes. Va, touche là, tu es bon compaignon-. » Comme valet balourd et impudent, nous pouvons

citer le Boniface du Morfondu, dérangeant les meilleures combinaisons par son étourderie et ses vices. On a besoin qu'il occupe le vieux Lazare et le fasse rester tranquille pendant une bonne partie de la nuit : au lieu de le coucher dans un bon lit, puisqu'il grelotte, il l'étend dans une cour glacée, d'où des cris, du tumulte et l'éveil de la maison entière; on retire Lazare de sa cour, on le réchauffe, on charge Boniface de le garder : Boniface descend à la cave s'enivrer et laisse s'échapper Lazare.

Et, à côté de l'Arlequin Boniface, le Morfondu

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