‹ De l'abaissement du cœur dans les dyspnées chroniquesChapitre 5 sur 12 · STE · texte numérisé non relu

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et pathologique.

Au VE I y a, dans la statique cardio-diaphragmatique plusieurs éléments à considérer : la tension abdominale ; la tonicité e du. diaphragme ; l'élasticité pulmonaire ; l'élasticité pédi-

culaire.

Volume des viscères abdominaux et tonicité de la paroi abdominale : Tension abdominale.

Les Ptoses : phrénoptose, cardioptose (GLÉNARD). Le diaphragme n'a pas d'insertion fixe, si ce n'est la colonne lombaire, où s’attachent ses piliers. Pendant sa contraction inspiratoire, il prend, par ses faisceaux musculaires, un point d'appui périphérique sur les côtes et l'appendice xiphoïde, et par son aponévrose phrénique un point d'appui central sur le coussin des viscères abdominaux. La masse de ces viscères, et en particulier celle du foie, poussée par la sangle musculaire abdominale vers la cavité thoracique contre la face péritonéale du diaphragme, - donne à ce muscle l'aspect d'une voûte, ayant le centre

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ue comme sommet. La contraction du diaphragme Fa | er l'arc rene voûte, et à l'amener à l'hori-

des viscères, et étirant a D EbR pér ane 9 Non. Le pos dspEn que le dre de. sur, les

ins une certaine mesure de coussin | des viscères dom naux vers l'abdomèn. Mais, d'autre part, le point d'appui Je central que ceux-ci offrent au’ diaphragme lui permet ; d'élever les côtes. Ainsi, en même temps que le centre de la voûte diaphragmatique s'abaisse, sa périphérie s'élève, et: lon peut dire que de ces deux mouvements qui concourent chacun dans un sens à amener le dôme musculaire à l'horizontale, celui d'élévation des côtes est le plus sensible, es surtout quand une bonne tension abdominale procure au ne centre phrénique un soutènement solide. On conçoit quelle est l'importance de cette tension dans la statique cardio-

diaphragmatique. Aa: ne … Er

Pour GLÉNARD, cette importance est exclusive. L'auteur |

a consacré à son idée de remarquables articles dans la À Revue des Maladies de Nutrition (1904). Son argumentation -a pour point de départ une expérience de François FRANK qui est la suivante : sur un chien anesthésié au chloral, respirant parfaitement en décubitus dorsal, puis placé en station verticale sur ses pattes de derrière, la paroi abdominale en résolution musculaire est incapable de soutenir | la masse des viscères abdominaux. L’affaissement de ceux- | Ë Fa ci, leur ptose, distend la partie basse de l'abdomen qui prend ne. un aspect globuleux, tandis que «le thorax est aplati transversalement, les côtes déprimées, les espaces intercostaux affaissés, et la. moitié inférieure du thorax immo- “ bile, ainsi que l’épigastre ». Ces signes, s’'accompagnant de troubles respiratoires très marqués, sont ceux d'un arrêt de fonctionnement du diaphragme.

Contre-épreuve : si une compression large, réalisée si l'on

défaillante, refoule ces viscèrés ptosés, aussitôt les symp-

tômes fonctionnels cessent, en même temps que la respi=

ration, de costale supérieure qu’elle était, redevient costo-

veut par une sangle, soutient cette paroi abdominale

Re

abdominale, preuve du rétablissement du fonctionnement isa

diaphragmatique.

Cette expérience a son équivalent en clinique, chez les

sujets dont la musculature pariétale, déficiente, ne sangle

plus la masse des viscères abdominaux : de tels malades

ont un aspect spécial, leur ventre développé contrastant souvent avec un certain degré d’émaciation thoracique. Ils éprouvent de la dyspnée, de l'oppression au moindre effort, un besoin constant de faire de larges inspirations, de vrais soupirs. Leur respiration affecte le type costal supérieur, tandis que la région costo-abdominale est immobile et que l'angle de Charpy, moins ouvert que normalement, reste invariable. Ces sujets présentent, de plus, un ralentissement du rythme respiratoire et du pouls. Ces faits concordent avec les troubles observés dans linsuffisance fonctionnelle du diaphragme, et que l'expérience de Frank révèle. I est curieux de remarquer que ces dyspnéiques sont de ceux qui cherchent leur repos dans le décubitus horizontal, parce que cette attitude réduit le prolapsus des organes, et rend à la tension abdominale un peu de ce qui lui manquait. D'ailleurs tous ces symptômes sont très amendés dès qu'une compression péri-abdominale est pratiquée.

Que s'est-il passé chez ces malades et au cours de l'expérience précédente..? Les viscères mal soutenus par la paroi abdominale, ptosés dans les régions déclives de l'abdomen, n'offrent plus au centre phrénique ce point d'appui nécessaire à l'élévation inspiratoire des côtes. Mais de plus, le dôme diaphragmatique s’affaisse en totalité, il y a « phrénoptose » et l'action inspiratoire du diaphragme est d'autant plus limitée que la situation de cet organe, au seuil de la contraction, est plus basse, que la phrénoptose est plus accentuée. |

ne Fe Cu sa fixité Fos sa suspension pleut on ligamenteuse. De plus, : sollicité par l'abaissement passif du centre phrénique avec lequel ilest en connexion anatomique, soumis lui-même à l'action de la pesanteur, il s’abaissera HN en étirant les vaisseaux de sa base. Cette « cardioptose D BE contrôlera par les procédés d'investigation habituels, en è EE particulier par la radioscopie, et se traduira subjectivement par des symptômes de névrose cardiaque, palpitations, éréthisme, pseudo-angine de poitrine. Ces symptômes trou- = veront comme les autres leur sédation dans l'application d'une sangle abdominale.

= Nous avons mentionné, au cours de cette étude, quelques signes physiques et fonctionnels qui. ne paraissent pas être en relation exclusive avec la cardioptose : le relâchement os abdominal, l'émaciation thoracique, limmobilité des derne nières côtes avec ‘une inspiration costale supérieure, le ralentissement du rythme respiratoire, la bradycardie, les manifestations de névrose cardiaque appartiennent aussi à la symptomatologie de l'affection décrite par les auteurs étrangers sous le nom de « Cœur mobile ». Ces auteurs, avec BaRté, en France, ont pensé que la phrénoptose n était At s pas la conséquence d'un prolapsus viscéral, mais dupe > altération protopathique, et souvent congénitale, des moyens FU LENS de suspension du cœur, en particulier du pédicule cardiaque. Ce pédicule se laisserait élonger dès le jeune âge par le poids du cœur lui-même, et dans sa chute cet organe, privé d’un tel élément de fixité, et pesant de tout son poids sur le : diaphragme, déterminerait et la phrénoptose et l’entéroptose. Sans vouloir priver cette conception des rares arguments qui peuvent lui appartenir, nous verrons plus loin qu'elle peut être dépouillée, au profit de la théorie de GLÉNARD, de bien des faits cliniques sur l'interprétation desquels elle s’appuyait. Mais à son tour le point de vue de cet auteur est trop exclusif, et nous allons tâcher de donner, dans

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