‹ De l'ablation simultanée du calcanéum et de l'astragale: postéro-tarsectomie totale, ses résultats éloignésChapitre 13 sur 45 · PROCÉDÉ DE FÉLIZET · texte numérisé non relu

PROCÉDÉ DE FÉLIZET

Cet auteur se sert d’une incision médiane partant de l'union du tiers moyen et du tiers postérieur de la plante du pied, coupant à fond le talon pour venir se terminer sur le tendon du triceps sural, à une hauteur telle que le sommet du talon représente le milieu de cette incision. Le tendon d'Achille est sectionné dans

Sa longueur. Après avoir ruginé le calcanéum à droite et à gauche, décollé les deux moitiés de l'insertion du tendon d'Achille, on reconnaît la position du tendon du fléchisseur propre du -gros orteil. On le récline en dedans, après l’avoir libéré de sa gaine ostéo-fibreuse.

Avec la rugine on décolle les ligaments latéraux interne et externe de l'articulation tibio-tarsienne, le ligament calcanéo-cuboïdien inférieur ; on détruit le ligament en Y.

Enfin, à l’aide d’un davier, on saisit la grande apophyse du calcanéum et sans grand effort on extirpe cet o$ encore uni à l’astragale.

Ces deux procédés sont passibles de plusieurs objections : l'opération proposée par Reverdin a le grave inconvénient de sectionner les tendons péroniers, dont la suture ne réussit pas toujours et qui, même dans ces cas, perdent une partie des fonctions qu'ils remplissent dans l'attitude du pied. C'est là souvent la cause du varus que l’on constate chez certains opérés. — D'autre part, l’incision médiane de Felizet laisse souvent à sa suite une cicatrice qui peut devenir gènante et douloureuse; de plus, au point de vue purement opératoire elle est inférieure aux incisions externes qui conduisent directement sur le calcanéum et donnent un accès facile vers les articulations tibio-tarsienne et médio-tarsienne. Aussi, pour toutes ces raisons, est-il préférable, croyons-nous, d’avoir recours à la méthode dé M. Ollier, à laquelle ces inconvénients ne peuvent être reprochés.

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