‹ De l'ablation simultanée du calcanéum et de l'astragale: postéro-tarsectomie totale, ses résultats éloignésChapitre 18 sur 45 · ARR · texte numérisé non relu

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tion du fléchisseur du gros orteil, presque constamment intéressé au cours de l'opération, ou à la soudure du tendon dans sa gaine, au milieu des ostéophytes. Mais ce ne sont là que des accidents sans beaucoup d’importance et n’entraînant pour le sujet aucune gêne fonctionnelle notable.

Beaucoup plus fréquemment, on a pu constater à la suite de la résection totale du tarse postérieur, un certain deoré de varus : le pied repose sur le sol surtout par son bord externe, le bord interne étant relevé, la plante dirigée en dedans. De toutes les explications qui en ont été données, nous ne citerons que celles de MM. Verneuil et Ollier. M. Verneuil attribue ce varus à l’inflammation des gaines tendineuses des muscles fléchisseurs du pied. Ceux-ci, on le sait, sont en même temps adducteurs : leurs tendons peuvent avoir été intéressés par la lésion elle-même et consécutivement à cette inflammation se produit une rétraction cicatricielle qui fixe le pied en varus. D’après M. Ollier, il ne s'agirait simplement en ce cas que d’une prédominance d'action du groupe des fléchisseurs sur celui des extenseurs.

Il nous serait difficile de trancher nous-même cette question; qu'il nous suffise simplement de faire remarquer que si l'opinion de Verneuil contenait toute la vérité, le varus ne devrait se rencontrer que dans les cas où les lésions atteignent la partie inféro-interne de l’astragale et la tête de cet os : et c’est là un fait qui est loin d’être démontré. La section des péroniers pratiquée dans le procédé de Reverdin peut parfois être considérée comme la cause de cette difformité,

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