‹ De l'ablation simultanée du calcanéum et de l'astragale: postéro-tarsectomie totale, ses résultats éloignésChapitre 20 sur 45 · PAIE · texte numérisé non relu

PAIE

toucher le sol après l’ablation des os sur lesquels elles reposent, prime dans leur esprit toute autre considération. Cette crainte, compréhensible sans doute, n’a cependant été justifiée dans aucun cas. La hauteur du tarse reconstitué n’a jamais, en effet, subi une diminution supérieure à 2 centimètres. La malléole tibiale n’est jamais séparée du sol par une distance inférieure à 3 centimètres; distance qui se réduit à 2 centimètres pour.la malléole péronière.

5° Station debout. «Marche. — La station debout est solide, non fatigante dans tous les cas. Les malades arrivent assez vite à se soulever sur la pointe des deux pieds, condition qui, d’après M. Ollier, est une preuve de la perfection du résultat orthopédique ; mais ce mouvement est la plupart du temps impossible avec le pied opéré seul. Cette difficulté tient sans doute à ce fait que le tendon d'Achille dont l'insertion est plus rapproché des os de la jambe, est fixé par cela même sur un bras de levier plus court. Par conséquent, il exercera une action moins puissante pour transformer la station ordinaire en station sur la pointe du pied.

Pendant un certain temps après l'opération, quatre à cinq mois environ, les malades marchent avec l’aide de béquilles ; mais peu à peu, avec Ïa disparition des douleurs, l'extension de plus en plus grande des mouvements dans l'articulation tibio-tarsienne, la marche devient rapidement facile et ferme. Une marche aisée, non disgracieuse n’exige pas le rétablissement intégral des mouvements dans le cou-de-pied : il suffit que ceux-ci existent à un degré suffisant pour permettre la flexion et l'extension nécessaires à une allure souple et

Page 1