OBSERVATION XX VIII
Ménard. (Congrès de chirurgie, 1805.)
Laf., 8 ans, entre au petit hôpital (Berck-sur-Mer), le 16 septembre 1892.
Le jeune garçon, atteint d’une affection tuberculeuse du tarse postérieur a été opéré antérieurement par Jalaguier, qui a pratiqué un évidement du calcanéum.
Au moment de l’arrivée de l'enfant, il reste une fistule insignifiante en apparence située dans la cicatrice opératoire. Ecoulement léger mais persistant. Immobilisation dans un appareil silicaté pendant quelques mois.
Au bout de 9 mois, la fistule persistant toujours, il nous paraît indiqué d’intervenir de nouveau.
Opération le 3 juillet 1893. Nous enlevons ce qui reste du calcanéum. Ablation de l’astragale profondément altéré luimême. La cicatrisation se fait rapidement sans fistule.
Au bout de 4 mois l’enfant commence à marcher avec des béquilles. En mai 1894 la claudication est minime quand l’enfant marche avec des chaussures. Elle paraît attribuable, en partie du moins, à l’atrophie des muscles de la jambe. Malgré l’affaissement presque complet de la saillie postérieure du talon, l'application du pied sur le sol est assez régulière. L’avant-pied ne se relève pas. Malgré tout, l’enfant marche bien, sans fatigue et sans douleur.
En août 1895, la famille du malade nous appreud que la guérison s’est confirmée et que la marche est devenue excellente. Cependant l'enfant ne porte aucun espèce d'appareil. On prend seulement la précaution de choisir des chaussures à
talon large.