‹ De l'abolition de l'esclavage ancien en OccidentChapitre 36 sur 91 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

I Sî

définitivement après une bien courte hésitation , un élément nouveau se trouve introduit dans la question de l’abolition de l’esclavage. D’un autre côté, à la fin de ce même iv e siècle, l’invasion des barbares va commencer dans les provinces d’occident. Ces barbares apportent avec eux leurs coutumes germaines, leurs principes d’association féodales et de servage rural, et rapidement ils embrassent le christianisme. Alors, dans ces pays de l’occident, deux nouvelles causes distinctes devront coopérer à l’abolition de l’esclavage ancien, tandis que, dans l'Empire Byzantin, le christianisme seul paraît se mêler aux idées déjà existantes. Ici donc, la question doit encore se diviser : j’étudierai d’abord la marche des mœurs et de la législation dans l’Empire Byzantin, où le problème est plus simple; je rèporterai ensuite mes recherches vers les pays conquis par les barbares, où le problème est plus complexe. D’ailleurs ces barbares, jetés au milieu du ■régime romain, ont respecté en partie ses institutions, et leur législation écrite s’est formée du mélange de leurs propres coutumes , avec de nombreux emprunts faits aux Codes du Bas- Empire.

Parmi les faits les plus saillans qui se lient à l’histoire de l’esclavage dans l’empire chrétien , on doit noter , d’une part, la tendance à étendre la foi chrétienne, et l’animosité contre les hétérodoxes; de l’autre , la réduction de tous les services publics en servitudes, et l’institution en grand du colonat. A ces points principaux se rattachent les documens que nous pouvons mettre en œuvre. ,

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