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ces circonstances le caractère propre de son action, qui est la transformation et le développement.
Ainsi, soit que l'esclavage s’abolisse nécessairement, par l’effet du cours des âges et de la transformation lente, mais inévitable, des choses sociales ; soit qu’un dessein prémédité des gouvernements vienne le saisir et lui imprimer une autre forme en le dénaturant ; l'abolition de lesclavage est toujours une œuvre qui relève de l’homme, parce que rien ne se fait ici-bas qui ne relève de lui, et que son action, pour être directe ou indirecte, médiate ou immédiate, n’en reste pas moins une action, grande, puissante, irrésistible.
Ainsi encore , la considération historique de l’ancien monde ne nous offre point, comme on l’a écrit, l’image auguste d’une Providence qui, intervenant mal à propos dans la gestion de Phomme, a retiré l'esclavage à son heure comme elle l'avait produit.
C’est se jouer de l’histoire que de l’invoquer ainsi en pure perte! c’est surtout ne point la connaître (quelque érudition que lon ait d’ailleurs , et quelques lectures que lon ait pu faire de Plutarque et de Varron). que d’y voir autre chose que le développement nécessaire et continu des forces de l’homme, s’exercant à la gestion du monde et transformant le monde ! Et celui qui verrait autre chose dans l’histoire pourrait sans doute l’enseigner convenablement dans un collége, mais ne réussirait certes pas à en faire jamais rien ressortir de véritablement grand et utile, rien qui puisse aider à la marche des idées et favoriser le cours des révolutions bienfaisantes.
Que si donc, au lieu de Jaisser suivre à lesclavage ce que l’on nomme sa pente naturelle, c’est-à-dire sans nous borner, comme par le passé, à une administration générale qui, modifiant incessamment les choses et leurs rapports, amènerait inévitablement, dans un temps plus ou moins éloigné, la déformation de l’esclavage qui se serait usé aux angles des nouvelles choses avec lesquelles nous l’aurions mis en contact; que si, au lieu de rester lâches et insouciants comme par le passé, nous nous prenions d’un saint désir de rétablir dès à présent ceux qui souffrent dans la jouissance. et dans leur état normal ceux que la violence et linjustice en ont momentanément déplacés ; nul doute que nous
ne fissions ce qui est grand, noble, généreux , utile ! nul doute que nous ne pussions éviter ainsi bien des malheurs qui sont nés, dans tous les temps et dans tous les pays, de la ruine subite et non préparée du vieil édifice, qui n’a pas manqué, en s’écroulant, d'entraîner avec lui d’autres édifices voisins, beaux, vastes , somptueux, richement décorés par la main de l’homme, mais que l'homme, gérant maladroit, n'avait pas songé à étayer! Nul doute, en un mot, que notre action ne fût bonne, pourvu cependant qu’elle fût, ainsi qu’on le doit supposer, mûrement réfléchie et calculée ! Mais n’anticipons pas sur un autre ordre d'idées.
Quant à ceux qui reconnaissent que ce n’est pas au temps, mais bien à Phomme qu’appartient l’œuvre d’abolition, pourquoi désirent-ils un retard? Si l’esclavage est un désordre, pourquoi remettre à le faire cesser? Et qui jainais nous dira le moment convenable, si, du moment où il y a désordre, il ne convient pas d'agir ?
A cela on répond : «L’esclavage est un désordre sans doute ; mais il faudrait ne pas l’abolir, s’il était prouvé que de l'abolition dût résulter un désordre plus grand encore. »
Assurément ! et nous avons aucune intention de contredire. Entre deux maux, il faut évidemment choisir le moindre.
Mais ceci n’a d'autre importance que de soulever une question qui doit, pour le moment, nous rester étrangère. Quw’il faille se garder, en abolissant l'esclavage, de toute démarche inconsidérée, nous n’entendons pas le nier. Bien mieux : qu’il faille garantir l’ordre, nous ne le nierons pas. Mais, outre qu’il n’est pas démontré que de l'abolition de l’esclavage dût naître le désordre, il semble que, dans le cas où il y aurait nécessité de prévenir le désordre, cette nécessité existerait encore dans cent ans comme elle existe aujourd’hui. Et pourquoi dès lors ne pas effectuer aujourd’hui ce que lon se verrait obligé d'effectuer dans cent ans ou plus tard ?
Qui ne voit d’ailleurs que, si telle était la pensée de ceux qui désirent un délai, rien alors ne les distinguerait plus de ces autres qui, tout en demandant l'abolition immédiate, ne la demandent néanmoins que sous cette condition expresse que l’ordre soit garanti? La seule différence, c’est que les premiers auraient fort mal exprimé leur idée, tandis que les derniers auraient fort bien exprimé la leur. De part et d'autre il s'agirait
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de moyens ; or, nous le répétons, nous n’en sommes pas encore à la question de moyens, mais à la question de temps.
« Ce west pas cela, ce n’est pas cela, vous disent-ils. Nous croyons que, quoi que l’on puisse faire, si Pabolition est immédiate, le désordre aussi est inévitable, et qu’on ne pourra léviter qu’en retardant l'abolition. »
Voilà qui est posé! Mais sur quoi donc vous basez-vous pour prétendre qu’il n'existe pas d'autre moyen d'éviter le désordre que de retarder l'émancipation ? En vérité, nous vous le disons, le temps ne fait rien à l'affaire. Voyons! expliquez-nous un peu cette puissance infaillible et mystérieuse du temps. Sont-ce des faits que vous inyoquerez?
« Non pas précisément. Mais le raisonnement nons démontre qu'il faut attendre que les lumières, fruit du progrès et de la civilisation, qui ont même déjà commencé à pénétrer dans la population noire, y pénètrent plus profondément encore; qu’il faut attendre que le nègre, dont les mœurs sont incultes et sauvages, ait peu à peu modifié ses habitudes de vie, et qu'il ait quitté, par exemple, la promiscuité pour le mariage, l'isolement pour la famille; qu’il faut attendre, en un mot, que le nègre soit mûr pour la liberté, et ne pas trop se hâter de l’en charger, la liberté étant, quoi que l’on dise, un fardeau lourd et pénible auquel toute épaule ne dure pas. »
Tout ceci n’est pas du raisonnement; ce sont des allégations. D'abord, nous ne concevons pas bien ce que l’on veut dire quand on prétend que l’esclave ne connaît pas la famille et qu'il vit dans la promiscuité. Nous savons de braves nègres (et hâtonsnous d’ajouter que, dans les colonies francaises, c’est la majeure partie des esclaves qui se comportent ainsi) qui ont une case, où ils vivent avec une femme et des enfants. Non-seulement voilà la famille, mais voilà encore le ménage. Nous affirmons en outre, nous qui avons vécu dans la société européenne et savons que la grisette et la marquise valent chacune son pesant d'or, que dans cette société, beaucoup plus encore qué dans la population noire, règnent les mauvaises mœurs, la fourberie, le mensonge, l'injustice, la trahison, la violence, la cruauté, Nous l’affirmons, car de tout cela nous avons souffert et nous souffrons encore. Et puis, nous ne voyons pas du premier coup ce que peut faire à la bonne ou à la mauvaise liberté que le nègre ait ou n'ait pas
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de famille, c’est-à-dire de ménage; car on ne préténdra pas sans doute que le sentiment de la famille n’existe pas chez le nègre et qu’il n'aime ni son père, ni sa mère, ni sa femme, ni ses enfants. Que le nègre d'ailleurs soit ignorant ou instruit, civilisé ou barbare et même sauvage, en quoi cela importe-t-il? Et qu’on nous le dise! .. Car, encore une fois, nous demandons des raisons que l’on ne nous a pas encore dites.
Mais sans nous embarrasser, pour le moment, de mettre de l’ordre dans cette confusion et de porter la lumière dans cette obseurité, voyons s’il n’y aurait pas quelque méprise.
Dieu a fait Phomme libre; c’est librement que l’homme doit se développer et agir ; la destinée de l’homme est d’être libre,
Il y a donc, et cela est nécessaire, proportionnalité constante, indestructible, entre les facultés de l’homme et le mode suivant lequel il doit exercer ses facultés, qui est la liberté. De sorte que, si l’homme n’est pas libre, ses facultés engendrent le désordre, qui eussent engendré l’ordre dans la liberté.
Ceci n’est pas seulement une vérité, mais un axiome. Nous disons que C’est un axiome, et qu’en dépit de tout c’est un axiome, et que même, s’il était possible que les faits nous contredissent, ce sont les faits qu’il faudrait accuser de mensonge, et non point notre axiome qui n’en resterait pas moins éternellement vrai. Car nous somnes sur ce point de l’avis de Voltaire qui disait que, si l’on venait par hasard lui apprendre qu'il s’accomplit un miracle au coin de la rue, il répondrait que le miracle ne s’accomplit pas, parce que tout miracle est de sa nature impossible, dérogeant aux lois du monde et les renversant.
Mais nous savons trop bien que les faits ne nous contredisent pas ; nous savons que ceux qui se prétendent observateurs sont souvent de mauvais observateurs. qui voient mal, et qu’à ces hommes simplement observateurs il arrive que, pour ne s’être pas assez pénétrés des axiomes primordiaux que Pintelligence dévoile et fortifie, au lieu de se dresser contre de vaines apparences et de découvrir ainsi la vérité sous son masque, ils se laissent aller à une première manifestation qui est trompeuse et qui les éblouit, parce qu’étant la première, elle est aussi la plus éclatante.
Que si donc l’ordre et l'esclavage sont incompatibles à priori, il faut en conclure que lon ne pourrait que gagner er affran-
ms ‘a chissant les noirs, c’est-à-dire en les replaçant dans la liberte / qui est leur destinée et qui entraîne l'ordre.
Il faut en conclure aussi qu’à quelque époque que l’on affranchisse., le résultat ne pourra manquer d’être le même. Car ce n’est ni dans quelques mois, ni dans quelques années que la liberté sera convenante à l’homme, mais toujours.
Pourtant, cette infaillibilité de là priori vallant point à toutes les intelligences, nous devons entrer dans le champ des démonstrations à posteriori, faire un appel à l’observation et invoquer les faits. Mais voilà que soudain lon nous arrête et que ces mêmes faits, que nous prétendions invoquer en notre faveur, on les invoque contre nous!
Regardez, nous dit-on, regardez la société européenne et ce qui s’y passe. Y a-t-il là des crimes et des vices? Y a-t-il assez de désordre? Cette société est pourtant libre, et c’est parmi des hommes libres que tout cela se passe.
Nous convenons d’abord, car nous allions nous-mêmes le dire, qu'il y a désordre dans la société européenne ; et comme pour nous ces deux mots, ordre et liberté, doivent inévitablement se rencontrer dans une même affirmation, il s’ensuit que, la société européenne étant libre, nous avons menti aux faits et conséquemment à la vérité.
Mais la société européenne est-elle donc libre? Sommes-nous libres, nous qui parlons? Vous qui nous écoutez, êtes-vous libres ?
Et qu’est-ce donc que cette liberté dont on fait tant de bruit, qui n’accorde pas un seul droit qu’elle n’impose dix devoirs, qui souffre ce que l’on ne veut pas, qui défend ce que lon veut, qui me permet ce que ma nature me refuse et qui ne me laisse aucun exercice d'aucune de mes facultés? une liberté qui se règle, qui se bâcle, qui s’enregistre? La liberté! Est-ce donc la Charte ou le Code civil? Est-ce la loi Scribonia ou la loi Pappia? Est-ce un chiffon? quelque chose que l’on fourre dans un greffe et qui y demeure? ou n'est-ce pas quelque chose d’harmonieux et de noble qui va à l’âme, qui remplit âme, qui la fait se répandre en mille joies, se complaire en mille mouvements, se ravir en mille extases?.… La liberté! est-ce un athlète ombrageux qui se cabre, qui rugit et qui dévore? ou n'est-ce pas, au contraire, une grande et aimable déesse, amoureuse de la paix, de l’ordre
RER 0", ru et des plaisirs, indulgente parce qu’elle est bonne, et bonne parce qu’elle est heureuse?
Hélas ! qui donc est libre sur la terre? L’enfant qui se meurt dans les tortures, parce qu’il ne peut ni courir au soleil, ni respirer au grand air, ni se jouer dans les grandes herbes, ni folâtrer parmi les fleurs odorantes et belles, est-il done libre? Le jeune homme pour qui le travail est aride et la science amère, qui re trouve pas un grand œil où se regarder, une lèvre où coller sa lèvre brûlante . une âme où se réfléchir, est-il donc libre? La femme est-elle libre ? Elle ne peut ni aimer, ni haïr, ni rester froide et indifférente, ni s’animer et s’embraser, sans qu’on accuse ! Tournez à gauche : « Cette femme est une éhontée, » vous dit-on! Tournez à droite : « C’est une prude!» Oh! certes, il y a loin de ce jour où la femme sera compagne et reine, où elle criera à l’homme : « J’ai été préposée par Dieu pour t'aider dans le « gouvernement du monde. Avec moi tu peux tout; sans « moi tu ne peux rien : nos destinées sont liées. Va, crains de mar- « cher seul ! Il faut que mon étoile te guide; il faut que ma voix « t’anime et que mes bras te soutiennent ! Si tu veux être fort « aime-moi, et je t’aimerai pour te rendre fort!» La femme n’est ni reine, ni compagne... Elle est esclave! Et nous, hommes, sommes-nous libres? Le monde est-il libre enfin? Les âmes qui s’attirent sont-elles libres de se rencontrer, ou de s'unir quand elles se rencontrent? Et si par hasard nous nous sommes cherchés et rencontrés, si nous nous sommes unis, ne craignons-nous pas à chaque instant de voir apparaître devant nous un monstre, un damné, à la voix haute, au regard cruel, au souffle impur , qui nous sépare violemment et qui nous brise !.. Sommes-nous libres ?
Le lecteur voudra bien remarquer ici que nous comptons sur sa bienveillance, et que surtout nous nous en rapportons à Iui du soin d’agrandir et de compléter notre pensée. C’est à dessein que nous avons évité de signaler encore, et du ton qu’il faudrait, toutes les souffrances et tous les esclavages d’un monde qui s’i-
gnore, mais que nous connaissons. Il suffira, pour le moment,
que nous soyons parvenus à établir qu’il faut soigneusement distinguer Pombre de la lumière, la liberté de ce qui n’en est que Vapparence; ou plutôt, qu’il existe deux sortes de liberté, la li-
berté politique qui se décrète et que nous possédons, entière
47e ment suivant les uns, suivant les autres en partie, et la liberté sociale que nous ne possédons pas encore, parce qu’elle ne saurait se décréter; la première qui est l’expression des droits que nous tenons de la cité, en dédommagement de ceux que nous tenions de la nature et que la cité nous a ravis, la seconde qui est l’expression complète et absolue de l'exercice de tous nos droits naturels, ou autrement de la satisfaction intégrale de nos facultés.
Voici donc que, dans le religieux tabernacle où nous venons de pénétrer, se découvrent à nos regards, belles et radieuses, les deux incarnations du même Verbe, la liberte et le bonheur ! Toutes deux saintes et inviolables, consacrées par Dieu qui les à unies dans un éternel embrassement! Celui-là seul est donc libre qui jouit du plein essor de toutes ses facultés et est heureux, et il n’y a que des esclaves qui soient malheureux et qui souffrent !
Ne perdons pas de vue notre sujet.
De tout ce que nous avons dit 1l résulte que, loin que la société européenne soit libre, c’est au contraire parce qu’elle ne l’est pas que l’on y trouve le désordre; qu’en conséquence il est bien vrai que le nègre, lancé aujourd’hui dans une société pareille, s’y rendrait coupable de désordre, mais que ce serait là un fait de cette société où l’ordre est impossible, et non pas un fait de l'individu dont la nature est essentiellement propre à la liberté ; mais aussi, que le temps ne fait absolument rien à l'affaire, puisque, si dans quatre siècles une pareille société existait, les mêmes désordres seraient encore à craindre; en un mot, qu'il s’agit évidemment de savoir non pas dans quel temps il convient d'affranchir, mais suivant quel mode on affranchira, et que c’est là par conséquent une pure question de moyens?
Que si lon prétendait néanmoins qu’en admettant même la nécessité d’une telle société et d’un tei désordre dans Pavenir, le nègre, affranchi seulement dans deux siècles, courrait moins de risques de se livrer au désordre que maintenant, nous répondrions qu’il ne peut y avoir aucun intérêt à examiner cette question, tant que l’on ne se sera pas enquis de ceux qui prétendent affranchir, s'ils ne prétendent pas affranchir au profit de l’ordre, en plaçant immédiatement le nègre dans une autre condition sociale que celle où nous nous trouvons placés nous-mêmes ; qu'à ceux-là il faut, avant tout, demander compte de leurs
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moyens, et enfin qu'ici, comme tout à l'heure, ce n’est que de moyens et non pas de temps qu’il s’agit.
Maintenant donc que, suivant notre désir, nous avons débarrassé Ja discussion de tous les vains obstacles qui l’obstruaient, nous pouvons y entrer de pied ferme, et, comme tout se résout dans une question de moyens, demander aux abolitionnistes quels sont les leurs, les discuter et en apprécier le mérite.
Surtout nous pouvons reconnaître de quel aveuglement les esprits se trouvent frappés, quand ils jugent que, dans une pareille matière, on peut séparer Pacte même, qui est l’abolition, des moyens de toute nature qui doivent le préparer et le suivre! De quel aveuglemnent on reste frappé, disons-nous, lorsque l’on pose ainsi la question : Faut-il abolir ?... Effaçcons-la cette - question niaise et étroite; et puisqu’aussi bien nous savons que la liberté et le bonheur sont inséparables, substituons-y la suivante, qui nous paraît digne et large : Quels sont les moyens de rendre le nègre libre et heureux en l’affranchissant ?
Voiià la question.
Mais avant de rentrer dans le cercle, il sera bon que l’on con-
sidère un peu qu’au point où nous sommes parvenus, nous
nous retrouvons face à face avec les mêmes idées que nous avions déjà émises, à savoir, que la question que nous traitons en ce moment n’est qu’une étroite fraction d’une autre question plus générale, qui est celle de Pabolition de esclavage sur toute la terre; que ce que l’on nomme spécialement esclavage nest que le point culminant et pivotal où viennent se résumer toutes les douleurs de la société; qu’enfin, suivant que la mécanique sociale, dont l’homme fait mouvoir les roues, est bien ou mal organiséé, « la société, comme nous le disions, offre pour fonde- « ment et pour caractère, soit la liberté, soit l’esclavage. »