‹ De l'Absence Congénitale de l'Appendice Cæcal: Apport d'un Cas NouveauChapitre 17 sur 22 · PT 7 UE · texte numérisé non relu

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grave, ni une monstruosité, malformations dues à des causes spéciales, doit donc être, soit un caractère nouveau pour l'espèce, venant de cette tendance qu'ont les êtres vivants à différer de plus en plus de létat ancestral, soit un retour à l’état ancestral, une malformation du type réversif.

Un simple aperçu que nous donnerons du développement du cæcum et de l’appendice suffira pour nous permettre de résoudre cette question.

Si nous considérons le développement du cæcum, nous voyons que cet organe vient de cette portion du tube digestif primitif qui se sépare en dernier lieu de la vésicule ombilicale (Kœælliker).

Le tube digestif embryonnaire, en effet, constitue de très bonne heure une anse à convexité dirigée en avant. Cette anse, dont le sommet donne insertion au canal vitellin lorsqu'elle n'est encore que peu développée, s'engage par son sommet dans le cordon ombilical et ses deux branches que nous nommerons l'une antérieure et l’autre postérieure s'appliquent l'une à l’autre. Cet état se manifeste chez l'homme dès le début du second mois et cette sorte de hernie ombilicale normale, comme on pourrait l'appeler, subsiste jusqu'au commencement du troisième mois. Ce n'est qu'à cette époque que le rétrécissement de l’ombilic et la fermeture complète de l'abdomen ramènent l'intestin dans la cavité abdominale. Mais, auparavant, l’anse qui nous occupe, pendant qu'elle est encore renfermée dans le cordon ombilical, ne conserve pas la condition si simple qu’elle montre au début ; elle ne tarde pas, au contraire, à éprouver quelques modifications impor-

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tantes. Il apparaît, en effet, sur la branche postérieure de l’anse, un petit renflement, lequel dessine bientôt un petit appendice obtus. Cet appendice est le rudiment du cæcum et de son appendice. Le cæcum et l’appendice vermiculaire ne constituent pendant longtemps qu'un seul et unique appendice relativement volumineux de l'intestin, mais, par la suite, toutes ses parties n'ayant pas la même destinée, nous voyons que sa portion supérieure, celle qui avoisine l’orifice iléo-cæcal, se développe et s'élargit progressivement pour devenir le cæcum proprement dit, tandis que sa portion inférieure subit un arrêt de développement. Elle se rétrécit peu à peu et se transforme finalement en un petit tube cylindrique, qui est notre appendice vermiculaire. Ainsi la signification morphologique de l'appendice cæcal, restée longtemps obscure, nous est nettement indiquée par le développement. :

Ces données sur le développement du cæcum étant posées, il nous reste à énumérer la loi de Fritz Muller, si importante en embryologie, et qui est ainsi conçue : « Tout être vivant dans le cours de son ontogénie individuelle reproduit l’histoire de son développement ancestral, c'est-à-dire que tout être vivant reproduit les variations héritées de tous ses ancêtres, à des stades successifs de son ontogénie individuelle qui correspondent aux époques auxquelles ces variations ont apparu chez ses ancêtres ».

C'est ainsi que l’embryologie nous permet de remonter le cours de toutes les transformations ancestrales du cæcum.

En examinant les divers cas d'absence congénitale

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