‹ De l'Absence Congénitale de l'Appendice Cæcal: Apport d'un Cas NouveauChapitre 7 sur 22 · LH ER · texte numérisé non relu

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tent aucun doute sur leur authenticité. C’est pourquoi, aujourd'hui, l'existence réelle de cette anomalie doit être un fait acquis et indiscutable.

Néanmoins, avant de faire l’'énumération de tous ces cas et de les discuter, il nous semble intéressant de rappeler le peu de conviction avec laquelle certains auteurs ont accueilli la publication des cas d'absence congénitale de l’appendice.

Plusieurs de ces auteurs et leurs opinions sont cités par Dailev.

D'après Lockwood et Rolleston : « on ne doit jamais croire à l'absence de l’appendice, si ce n’est comme étant le résultat d'une maladie. Les cas dans lesquels cette absence a été constatée et interprétée comme étant congénitale sont susceptibles d’une autre explication ».

Kelynack se range à cette opinion et déclare: « Je n’ai jamais rencontré, comme cas d'absence de l’appendice, que des cas où cette absence était le résultat d'une maladie ».

Les idées de ces auteurs sont, de même, partagées par Berry, d'Edinbourg, qui fait cette remarque : « Quelques auteurs ont décrit l'absence totale de l’appendice ; je ne crois pas cependant, à mon avis, que l'appendice puisse jamais être absent, si ce n'est par suite d’une opération chirurgicale antérieure ».

Mouks et Blacke, donnant au sujet du cæcum et de l’appendice les résultats de 641 autopsies, mentionnent 6 cas où l’appendice était représenté par une corde fibreuse. Pour eux, cette atrophie de l’appendice en aurait imposé pour une absence de l'organe.

En 1906, A. P. Heineck examina les rapports de 3.550 autopsies faites au Cook-County-Hopital, avec attention spéciale pour lappendice, sans trouver signalé aucun cas d'absence de l'organe.

11 existe même un certain nombre d'auteurs ayant publié des ouvrages sur l'appendice, qui ignorent le premier mot de cette question. Les manuels d’enseignement, par exemple, restent muets sur cette anomalie. C’est ainsi qu'on ne trouve aucune allusion à l'absence de l’appendice dans des ouvrages tels que : Deaver's Surgical Anatomy (3 vol.), Campbells Surgical Anatomy, Eisendrath's Surgical Anatomy, Testut et Jacob, Spalschotz, Box et Eccles, etc. »

D’autres auteurs en parlent d’une façon superficielle. Par exemple, Cunningham, parlant de l'appendice, dit succinctement : « Son absence est quelquefois remarquée ». | Gray, 1909, non moins concis, fait cette remarque : « Il est douteux que l’appendice soit quelquefois absent ». Cet auteur pencherait ainsi vers les opinions de Lockwood et Kélynack. Il note cependant que, d’après quelques chercheurs, on trouverait l’appendice absent environ 5 fois sur 10.000 autopsies.

Piersol (1907, article by Dwight) émet à son tour cet avis : « L'absence de l’appendice est extrêmement rare. Elle a cependant été observée par nous-même et par d’autres ».

En résumé, pour un certain nombre d'auteurs, l’absence de l’appendice est soit un fait complètement inconnu, soit une simple atrophie prise pour une absence de l'organe, soit le résultat d’un processus

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pathologique ou d'une opération, mais non une anomalie congénitale.

Nous verrons, par la suite, en considérant de près les cas d'absence d’appendice signalés, que certains, parmi eux, manquent complètement de description et, par conséquent, restent douteux, tandis que d’autres, mieux décrits cependant, mais d’une façon insuffisante, ne peuvent non plus être acceptés qu'avec une grande réserve.

Si à cela on ajoute que cette absence de l'organe peut être due à un processus pathologique ou être simulée par d’autres anomalies de l’appendice, on s'explique les opinions de ces auteurs et leur scepticisme au point de vue de la réalité de cette malformation.

En rapportant le cas observé par M. le professeur Frœælich, notre but sera le même que celui de Dailey, qui voulait surtout apporter un exemple indiscutable et probant en faveur de l'existence réelle de cette anomalie.

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