‹ De l'Absence Congénitale de l'Appendice Cæcal: Apport d'un Cas NouveauChapitre 9 sur 22 · FAO · texte numérisé non relu

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dues à des anomalies de dimension. Avant de les envisager, nousrappellerons que la longueur de l'appendice, très variable suivant les sujets, mesure en moyenne 8 centimètres (Testut). Cependant, d'après Sappey, cette longueur varierait entre 6, 8, et même 12 centimètres ; d’après Benoît, entre 6 et 12 centimètres ; d’après Mariage (Thèse de Paris), entre 5 et 6 centimètres. Ces divergences viennent de ce que l’on a trouvé des appen-

dices mesurant jusqu'à 18 et même 22 centimètres

(Henle) et d’autres ne dépassant pas 3 centimètres. Sa moyenne généralement admise est celle de Testut.

Les anomalies de longueur pouvant être considérées comme causes d'erreur sont celles où l’appendice pêche, non par excés, mais par défaut. Ainsi :

1° « L’appendice peut être partiellement absent et n'être représenté que par une fossette peu profonde sur la tête du cæcum » (Dailey).

L'absence partielle de l’appendice est d'observation fréquente et bien connue des anatomisles, mais les cas extrêmes où l'organe ne se manifeste que par une fossette doivent être plutôt rares. D’apres Merling, Haller et Delius ont vulappendice cæcaltantôt manquer complètement, tantôt n'exister qu'à l’état rudimentaire ou former plus souvent encore un simple tubercule. Cette fossette, cela est facile à comprendre, peut passer inaperçue de l’observaleur ou recevoir une fausse interprétation. Pour Dailey, il serait possible que des cas de ce genre soient compris parmi les cas d'absence totale de l’appendice qui ont été signalés ;

2° « L’appendice peut n'être représenté que par une corde fibreuse très ténue, et cela sans qu'il existe

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aucune trace de processus pathologique pouvant expliquer cette malformation » (Daïley).

Les cas de ce genre ne sont pas excessivement rares. Quoique n'ayant pas fait de recherches particulières à ce sujet, nous pouvons en citer quelques exemples :

Mouks et Blacke, nous l'avons vu plus haut, voulaient expliquer par cette anomalie tous les cas d’absence de l'appendice. Ils mentionnent 6 cas sur 641 autopsies, où l’appendice était représenté par une corde fibreuse. Ces auteurs pensent que l’appendice serait frappé d’atrophie.

Merling en a rassemblé un certain nombre de cas dans son ouvrage sur l’appendice. Nous les reproduisons. D’après cet auteur :

Haller a vu deux fois l’appendice cæcal transformé en une sorte de ligament.

Baillie l'aurait trouvé plusieurs fois fort ténu et oblitéré.

Fleichsmann, l’a vu filiforme dans une partie de sa longueur et sans cavité.

Tiedemann l'aurait trouvé complètement oblitéré et adhèrent au cæcum dans toute son étendue.

Enfin, Cruveilhier, citant lui aussi les cas de Haller, rapporte qu'il a rencontré, chez une femme de 70 ans. un appendice vermiforme de 8 à 10 millimètres qui était complètement oblitéré.

Cette corde fibreuse peut certainement ne ressembler à l'appendice que d’une façon assez vague. De là, source d'erreur possible ;

3° « L'appendice peut rester à un stade embryonnaire de son développement » (Dailey).

JINGET Eos

Clado, qui a très bien étudié l'embryologie de l’appendice, nous dit qu’à partir de deux mois et demi cet organe est complètement différencié. Il se peut qu'à partir de ce moment, le cæcum seul continue à grandir, tandis que l’appendice ne se développe plus ou très peu. Il en résulte qu’à l’état adulte cet appendice, comparé à un appendice normal, se trouve ainsi diminué dans toutes ses dimensions, en volume comme en longueur. Dailey appelle ce manque de développement « hypoplasie » de l’appendice. Merling, en 1836, en signale déjà un certain nombre de cas rapportés par Morgagni, Baillie et Sœmmering, Otto, Andral, Fleichsmann, Tiedemann. Comme exemple, nous ne citerons que le cas de Morgagni, qui dit « avoir rencontré l’appendice très court et réduit au tiers de son volume ».

Telles sont les causes d’erreur dues aux anomalies de dimension.

Certaines positions anormales de l’appendice pouvant d'autre part être des causes d'erreur nous rappellerons que l’appendice, relié à la fosse iliaque droite par un méso plus ou moins long, peut occuper, dans cette fosse iliaque, quatre positions différentes. La position la plus fréquente est, on le sait, la position descendante. D’après Lafforgue, un élève de Testut, elle s'observerait dans la proportion de 41,5 pour 100. Viennent ensuite, par ordre de fréquence décroissante, la position interne, la position externe et la position ascendante ou rétro-cæcale. La fréquence avec laquelle s’observeraient ces trois dernières positions seraient pour la première de 26 pour 100, pour la seconde de 17 pour 100, pour la troisième de 13 pour 100.

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