XXVI
Il est temps enfin que ces femmes mondaines sortent de leur erreur et quittent leur mauvaise coutume, si elles ne août pas touchées de repentir voyant l'injure qu'elles font à leur Religion el la dommage qu'elles causent a. leur prochain; ii elles n'ont aucun scrupule de déplaire à Dieu et de s'exposer à perdre leur innocence ; eu un mol , si elles néylijjent la beauté et la santé de leur» âmes, qu'elles songent du moins à conserver la santé et la beauté dp leur corps, dont elles sont idolâtres. Ne sont-elles pas à plaindre de se mettre à la gnsno et à h torture, pour s'habiller à la mode, et pour donner quelque agrément et quelque grâce à leur sein, parée qu'elles veulent le faire voirï A combien d'infirm.itez et de maladies ne s'aiposont-elles point co serrant trop leur poitrine , et en la montrant presque toute nue? Quelque grande que soit la froidure de l'air, elles la souffrent sans se plaindre, pourvu qu'elle n'altère pas la lumiiti'i île leurgor<jc, et sans craindre les fluiions et les rhumes, qui sont les effets ordinaires de leur nullité ; elles supportent con-
alnmmeni la rigueur de toute» les saisons , pour avoir k plaisir d'estre vues, et l'espérance (le pouvoir plaire.
Hélai! 11 n'est que trop w»y que le Monde et le Démon ont leurs martyrs ; et 11 n'est que trop évident que ces femmes sont les martyrs du Dcmon et du Monde. No pourroit-on pas leur dire avec le Grand Chancelier d'Angleterre ', que Dieu leur feroit tort de leur refuser l'Enfer, puisqu'elles prennent tant de peine pour lo mériter, C'est avec justice, poursuit ce grand homme, qu'on donne une si funeste récompense a des peines si déraisonnables et si criminelles! mais aussi c'est avec une injustice enireme que ces femmes so geslient et se lourmentent pour se damner, et qu'elles ne veulent pas souffrir la moindre chose pour leur salut.