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la tête, à rendre des applications ultérieures bien faites plus difficiles, et à occasionner, tant sur les organes de la mère que sur ceux de l'enfant, des désordres graves qui peuvent entrainer la mort des deux. Nous rapporterons plus loin une observation très caractéristique à ce point de vue et qui est un type en son genre. Le forceps demande donc, dans les faces en postérieure, à être manié par un opérateur habile, car encore une fois, et nous ne saurions trop le répéter, les apcations sur la face sont très difficiles, d'autant plus difficiles que la tête est plus engagée. Comment fautil placer les cuillers ?
Il est bien entendu que nous supposons toujours une tête en postérieure ou transversale mobile au détroit supérieur, ou faiblement engagée. M. Budin conseille en pareils cas, de faire deux applications de forceps successives. Voici pourquoi, il est extrêmement difficile de faire une bonne prise sur une présentation de la face, alors que le menton est en arrière, regardant l’une ou l’autre des symphyses sacro-iliaques. Si onappliquelescuillers suivant les règlesclassiques, c'està-dire, en supposantque nous sommes en présence d'une M.I.D.P. cuiller gauche, la premièreà gaucheetenarrière par exemple, la cuiller droite, la deuxième à droite et en avant, le bec des cuillers est conduit dans la direction de l'occiput jusque sur les oreilles, voire même sur lesapophyses mastoïdes, et si on tirealors, on arrive à produire une flexion de latête ; on abaisse l'occiput, et on tenda subtituer à un diamètre favorable, un qui ne l'est pas, à substituer au diamètre S. M. B., un diamètre mento-
Pen rétro-bregmatique La filière pelvienne n'accepte pas ce changement de diamètre ; il n’y a plus proportion entre les diamètres de la tête fœtale et ceux du bassin. Les tractions continuant, ne servent qu'à enclaver la tête de plus en plus. Que faire alors ? M. Budin après avoir fait cette application telle que nous venons de la décrire, ne tire pas sur les manches , il leur fait opérer un mouvement de rotation qui a pour bat de ramener en avant le menton, sous la symphyse pubienne. Ce résultat obtenu, il désarticule l'instrument et refait une nouvelle application de forceps qui sera bonne cette fois, la concavité des cuillers s'appliquant devant les oreilles, sur l'angle du maxillaire ou du moins suivant un diamètre qui leur est parallèle. Les tractions seront alors efficaces, car elles auront pour résultat d'exagréer la déflexion, de mettre les plus grands diamètres de la tête dans les plus grands du bassin. Il ne reste plus alors qu'à tirer directement en bas, au moment des contractions, de préférence, puis de relever progressivement les manches du forceps jusque sur le ventre de la mère commeil est indiqué dans les présentations du sommet, les manches du forceps servent d'aiguille indicatrice au tracteur.
Si on ne désarticulait pas le forceps pour faire cette seconde application, l'instrument se trouverait placé à l'envers et outre la mauvaise prise obtenue, on aurait à redouter des lésions importantes sur les parois de la filière pelvienne.
Comme on peut le voir, le forceps, suivant qu'il est
bien où mal appliqué, est un puissant agent de flexion ou de déflexion.
Les auteurs, en présence des difficultés considérables que l'opérateur rencontre dans ces applications, se sont préoccupés de savoir si on ne pourrait pas obvier à la difficulté en plaçant les cuillers du forceps autrement.
M. Loviot a démontré que trop souvent l'accoucheur, par l'introduction de sa main et d: la cuiller transformait une postérieure en variété transverse. Cette application classique, dit M. Loviot dans les Annales de gynécologie pour 1884, « repose sur la constatation « de faits qui sont instables, n’ont pas une rigueur ma- « thématique et peuvent laisser des doutes dans l'esprit « de l'observateur et le rendre hésitant. Est-ce bien « à une variété postérieure ou transverse qu'il a af- « faire ? Le menton regarde-t-illasynphysesacro-iliaque « commence-t-il déjà à tourner en avant ? Grave ques- « tion, car dans le premier cas, il faudra commencer «par une branche, dans le second par un autre. »
Aussi, propose-t-il de placer toujours dans les positions décrites, la cuillère droite la première en regard de la symphyse sacro-iliaque droite ; dans les positions gauches, la cuillère gauche la première en regard de la symphyse sacro-iliaque gauche, quelle que soit la variété à laquelle on a affaire.
« Cette règle unifiée, repose sur la transformation « des variétés postérieures en variétés antérieures, « activement d'abord avec la main profondément « introduite, passivement ensuite avec la cuiller. »