‹ De l'Accouchement Prématuré ProvoquéChapitre 17 sur 31 · IG · texte numérisé non relu

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d’un long tube en caoutchouc, terminé par une canule vaginale, dont l'intensité du jet est soigneusement modérée. Tel est le procédé qui est actuellement mis en usage, pour réaliser certaines indications, par M. le professeur L. Dumas. Stoltz cite 68 succès sur 81 cas dans lesquels, à sa connaissance, la méthode des douches utérines avait été employée ; dans 13 cas seulement, il fallut avoir recours à des moyens plus énergiques.

M. Tarnier apprécie de la façon suivante les douches utérimes employées dans le but de provoquer l’accouchement artificiel : «C’est, dit-il, un moyen toujours lent qui fatigue la patience de l’opérée et de l'opérateur, et qui compromet quelquefois la réussite de l'opération en retardant outre mesure je travail de l’accouchement. » Le même auteur a signalé en outre les dangers auxquels on s’expose en employant ce procédé ; il a rapporté un fait de perforation du cul-de-sac postérieur dans un cas d'application de la méthode, et a démontré expérimentalement, devant l’Académie de médecine, la facilité de production de cet accident. Depaul, Salmon et Simpson ont rapporté des cas de mort subite survenue pendant l’application de ce moyen. s

M. Valette n’a qu’une médiocre confiance dans ce procédé ; son élève M. Waissettes (1) raconte, dans sa thèse, qu'ila vu injecter sans succès à une femme 1,200 litres d’eau.

De tout ce qui précède, on peut conclure que les douches utérines chaudes, suivant le dispositif que nous avons indiqué, pourront constituer un bon moyen adjuvant dans la provocation de l’accouchement, prématuré ; employées exclusivement, elles sont souvent impuissantes à le provoquer, dans les cas mêmes où elles réussissent ; le résultat est tellement long à se produire qu’il est préférable de choisir un autre moyen plus expéditif. |

(1) Waïssettes. Thèse de Lyon, 1881.

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