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Depuis que l’accouchement prématuré provoqué a pris en quelque sorte droit de cité en obstétrique, certaines opérations redoutables ont vu restreindre, dans des proportions notables, le domaine de leurs applications. La symphyséotomie, si tristement en honneur dans les temps anciens, est aujourd'hui presque abandonnée; la craniotomie, l’embryotomie, ont désormais des indications limitées. L'opération césarienne enfin n’est plus l’aboutissant forcé des cas dans lesquels l'accouchement à terme, spontané ou artificiel, est impossible par les voies naturelles. Cette opération {1}, dont on a pu dire que, «si ellè compte les succès par centaines, elle compte aussi les revers par milliers», constitue encore aujourd’hui une intervention redoutable. Malgré les perfectionnements de l’art chirurgical et les ressources immenses de l’antisepsie, elle ne doit jamais être une opération de choix.
L'observation attentive et suivie d’un cas d'accouchement prématuré provoqué, réalisé dans le service de M. le professeur L. Dumas, nous a donné l’idée de résumer cette intéressante question, qui recoit à tout moment des applications nouvelles. Chaque jour, les indications d’une intervention semblable s’affirment ou se multiplient, et il peut être utile de réunir de temps en temps en un tout les divers éléments éparpillés dans les auteurs. Tel est notre but dans ce travail.
Dans un premier chapitre, nous résumerons l’historique du sujet et ferons ressortir les difficultés qu'une méthode aussi avantageuse a éprouvées pour s'implanter dans
notre pays. ie, Un second chapitre sera consacré à l’étude des indica-
tions de l'accouchement prématuré provoqué; nous y insisterons surtout sur les points qui ont été mis en lumière
(4) Pajot. Travaux d’obstétrique et de gynécologie, 1872, p. 514.
dans ces dernières années, et passerons plus rapidement sur les données acquises de longue date.
Le troisième chapitre traitera des divers modes d’intervention qui ont été proposés ; l’étude des procédés opératoires y sera faite avec quelque détail. Nous donnerons dans ce chapitre quelques observations émanant de la clinique obstétricale.
Enfin, dans un quatrième et dernier chapitre, nous exposerons brièvement les considérations auxquelles peut donner lieu l'accouchement prématuré provoqué au point
de vue médico-légal.
M. le professeur L. Dumas a bien voulu nous autoriser à
publier des observations recueillies dans son service, et à faire usage de matériaux puisés dans ses récentes leçons cliniques, encore inédites ; nous le prions d’agréer l’hommage de notre reconnaissance.
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