‹ De l'Accouchement Prématuré ProvoquéChapitre 5 sur 31 · AO · texte numérisé non relu

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Stoltz (de Strasbourg) soutint dans ses cours les mêmes idées que Fodéré, et, depuis 1830, ne cessa de préconiser l’accouchement prématuré provoqué et de préciser ses indications.

L'École de Strasbourg devait avoir l’honneur d’inaugurer en France, à côté du principe, la réalisation de la méthode. En 1831, Stoltz provoqua avec succès, au cent trentième jour, l'accouchement prématuré chez une femme que, dans deux grossesses successives, Flamand .et Lobstein avaient dû délivrer par la craniotomie ; le doigt arrivait sur le promontoire. La femme mourut huit mois après de phtisie. Stoltz présenta son. bassin à l’Académie, et Dubois, nommé rapporteur, se montra favorable à l'intervention.

L'année suivante, en 1832, Dézeimeris, dans le Dictionnaire en 30 volumes, admit l'accouchement prématuré artificiel dans les cas de rétrécissement du bassin; il ne craignit pas de reproduire les conclusions enthousiastes de la thèse de Burckhardt. La réaction commençait.

En 1834, P. Dubois (2), dans sa thèse de concours pour le professorat, se montra partisan de la provocation de l’accouchement: « Cette manœuvre, dit-il, est aussi licite:que l'emploi du forceps et du craniotome. » En 1840, il présenta à l’Académie l’observation d’une naine chez laquelle il avait pratiqué l'opération avec succès. Il fut à cette occasion violemment combattu par Capuron.

Velpeau, en 1835, suivit le courant ; il adopta et réalisa le principe de l’accouchement prématuré provoqué, avec untel enthousiasme qu’il s’aitribua la priorité de l’application de la méthode en France. Stoltz lui refusa, à bon droit, cette satisfaction : à l'École de Strasbourg revient l’honneur d’avoir la

(2) Dubois. Dans les différents cas d’étroitesse du bassin, que convientli de faire ? Thèse de concours, 1834.

LOS re première légitimé et appliqué le mode d'intervention qui nous occupe.

-Nous sommes loin de l’époque où l’Académie traitait d’inconvenante la proposition de Costa. Depuis l’impulsion donnée à la science dans le sens de l'accouchement prématuré provoqué par Fodéré et Stoltz, de nombreux travaux se sont succédé sur la matière, et en ont considérablement étendu le cycle des indications.

Une opinion favorable à l'accouchement prématuré provoqué se trouve consignée dans les œuvres de tous les Maîtres d'aujourd'hui: Lehmann, Jacquemier, Krause, Barnes, Cazeaux, Pajot, Tarnier, Schrœder, Charpentier, etc. Nous signalerons les thèses de Ferniot (1836), Lacour (1844), Lazare Sée (1854), tous élèves de Stoltz; de Picard (1882), Bajou (1885), etc.

À côté des dissertations inaugurales, une part importante doit être faite aux thèses de concours récemment soutenues, et dans lesquelles leurs auteurs ont établi avec netteté les indications spéciales de l’accouchement prématuré provoqué dans certains cas déterminés. Citons en particulier les thèses d'agrégation de MM. Guéniot (1863), Léon Dumas (1880), Lefour (1880), Porak (1880), etc., et les thèses plus récentes de MM. Bar (1886) et Rémy (1886). |

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