‹ De l'acquisition et de la perte de la qualité de Français au point de vue du droit internationalChapitre 2 sur 81 · VIIL · texte numérisé non relu

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Erre curatione, interdictum (1). Ces exemples qu’on pourrait multiplier à l'infini montrent assez en quoi influait la conquête sur la situation des vaincus. Toutefois, quelle que fût leur exacte condition juridique, les habitants des villes ayant obtenu la civitas élaient considérés comme citoyens, el soumis, comme tels, aux charges publiques, de là leur nom demunicipes. Les villes étaient appelées municipia : elles conservaient plus ou moins complétement l'indépendance municipale.

Un grand nombre de villes italiennes, au lieu de résister à l'extension de la puissance romaine, s'étaient ralliées de bonne heure à Rome et avaient signé avec elle des traités d'alliance. Ces traités étaient plus ou moins avantageux et élablissaient des rapports variant selon le cas entre l'égalité parfaite et une quasi-soumission (2). On appelait populi fund: les peuples qui s'étaient ainsi volontarement soumis à la République romaine: un homme faisant partie d’un populus fundus n’était pas un citoyen romain, mais pouvait oblenir facilement ce titre. Le populus fundus paraît avoir eu les mêmes lois et le même droit que les Romains. Telle est opinion de M. Accarias (3).

Parmi les alliés, soc, une importante classe élait désignée sous le nom de socu latini nominis. C’étaient les peuples du Latium, parlant la même langue que les Romains,

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