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rapporte que lorsqu'un Romain ayant passé pour mort rentrait dans sa famille, il eût regardé Comme de mauvais augure d'entrer par la porte et qu’il franchissait le toit pour descendre dans la cour qui était au centre de la maison. Heineceius a cru pouvoir tirer de cet usage le mot postlimincum : 11 faut ajouter que la coutume qui voulait que l’épouse pénétrant pour la première fois dans la demeure de son mari ne touchât pas le seuil de la porte, est de nature à donner quelque créance à cette opinion. Le seuil avait quelque chose de sacré pour les vieux Romains. Peut-être vaut-il mieux s’en tenir à l’étymologie que donne Justünien : < limina sicut in domibus finem quemdam faciunt, sic et imperu finem limen esse veteres voluerunt. Ab eo postliminium dictum quia eodem limine revertebatur quo amaissus fuerat (1).
L'important, du reste, est de savoir la valeur du jus postliminti. C’est une fiction, avons-nous dit, par laquelle le captüf de retour recouvre tous ses droits. Disons d’abord qu'il n’est pas nécessaire qu'il revienne à Rome, ni dans la ville où est son domicile. La réintégration s’opère par cela seul que le captif est arrivé dans une ville amie des Romains (2). Peu importe la mamère dont il a quitté le pays ennemi : que ce soit par ruse, par force, ou délivré par les armées romaines, 1l recouvre dans tous ces cas sa liberté. « Postlimant jus, dit le jurisconsulte Pomponius, competit aut in bello autin pace. » Cette dis-
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