Dig. ad munip., L
mu, ce que lacquisition de la bourgeoisie par manumissio était moins complète.
3° Adoption. — Nous trouvons dans les textes l’adoption citée comme mode d’acquérir le jus originis. Il y à cela de particulier que l'adoption confère la bourgeoisie dans la ville de Padoptant, sans enlever à l’adopté les droits qu'il pouvait avoir dans une autre cité. Il est vraisemblable qu'il n’en était pas ainsi à l’origine, à l’époque où par l’adoption l’adopté passait réellement dans sa nouvelle famille sans conserver d’attaches avec sa famille naturelle, mais le développement du droit municipal coïncide avec l’époque où le droit romain perdit sa rigueur et sa rude et inflexible logique des premiers siècles. Il parut naturel de donner à l’adopté deux origines, de même qu’on lui donnait deux familles. Les textes sont assez nombreux. « Jus origims, dit Papinien, x honoribus adeundis et « muneribus suscipiendis, adoplione non mutatur ; at « novis quoque muneribus filius per adoptionum patrem « adstringitur (1) ». Dans une constitution insérée au Code de Justinien (2), les empereurs Maximien et Dioclétien écrivaient : « x adoptionem quidem alienæ civitatis civi recte dato additur, non mutatur patria. » k° Adlectio. — Un rescrit reproduit au Code de Justinien donne l’adlectio comme mode d'acquérir la bourgeoisie dans un municipe ; c’est la seule lois que ce mot est prononcé dans le corpus jures, et malheureusement il n’est
Dis. ad municip., 115,3: