‹ De l'acquisition et de la perte de la qualité de Français au point de vue du droit internationalChapitre 7 sur 81 · Gaïus, I · texte numérisé non relu

Gaïus, I

mariage dans un sens large, et non-seulement comme l'union de deux personnes ayant le connubium romain.

Si la qualité de la femme change pendant la grossesse, il serait logique de ne pas en tenir compte, puisqu'on s’occupe seulement du moment de la naissance. de l’enfant, C'était encore la théorie admise au temps de Gaïus, par la majorité des jurisconsultes. Si une femme romaine, dit-il, a subi l'interdiction de l’eau et du feu, et devient amsi pérégrine, et met au monde un enfant complures distinquunt et putant si quidem ex justis nuptus conceperit, civem romanum ex ea nasci, Si vero vulgo conceperit, peregrinum ex ea nasci (1).

Dans la suite, il parut trop rigoureux de rendre l’enfant en quelque sorte responsable de la déchéance subie par sa mére. On trouve pourtant encore dans Ulpien (2), la même règle mentionnée sans exception comme dans Gaïus, mais déjà Hadrien, cité par le même Ulpien (3), avait fait une exception en faveur de l'enfant d’une femme condamnée au dernier supplice et tombée par suite au rang d’esclave : « Imperator Hadrianus Publilio Marcellorescripsit liberam « quæ priusquam ultimo supphioio damnata est, liberum « parere. » Ce tempérament apporté à la rigueur du principe en faveur de la liberté, est corroboré par un autre rescrit de l’empereur Caracalla (4), et Paul dans une sen-

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