‹ De L'Actinothérapie Combinée à l'Électrolyse négative dans le traitement des Nœvi plans vasculairesChapitre 6 sur 17 · OL TE · texte numérisé non relu

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faite que possible arrive à ce résultat. Un autre facteur d'absorption, celui-là inévitable, est constitué par les dépôts pigmentaires. Ce dernier obstacle ne peut être supprimé.

De ces données il résulte donc pratiquement deux principes fondamentaux dans la thérapeutique spéciale qui nous intéresse

1° Pour agir sur une lésion intéressant les couches superficielles où plus où moins profondes du derme, il est indispensable d'employer un rayonnement sélectionné, c’est-à-dire filtré si l'on emploie une source assez riche en ultra-violet moyen et en ultraviolet supérieur.

2° Pour faciliter cette action pénétrante, il est indispensable de pratiquer une compression aussi parfaile

que possible.

Appareillage -- Qualité et quantité

du rayonnement émis

Le premier appareil producteur d’ultra-violet ful imaginé par Finsen, en utilisant les radiations solaires concentrées au moyen d’une grosse lentille convexe creuse remplie d’une solution de sulfate de cuivre à 3 °/°° mélangée à de Feau ammoniacale à 4 °/°° afin d'éliminer les rayons calorifiques. Mais étant donné la rareté du soleil dans le pays où il opé- ‘ait, Finsen renonça à cette méthode comme source de ‘ayons chimiques et recourut à l’arc voltaïque contenant beaucoup plus de ces rayons. Le spectre visible de cette source provient surtout des charbons, la partie ultra-violette des gaz incandescents. Mais le gros inconvénient de cette lampe est qu'elle est d’une installation très dispendieuse, qu’elle dépense une quantité d’énergie électrique énorme et que son rendement est mauvais, car les 9/10° de l'énergie électrique sont dissipés en chaleur.

Lortet et Genoud ont cherché à augmenter le rendement de l'appareil, surtout en évitant la déperdition

en radiations ultra-violettes dues à lPabsorption par

l'air; à cet effet ils employerent un dispositif réduisant la distance de la source actinique à la surface à traiter. Ils enlèvent le tube concentrateur de Finsen et disposent les charbons en angle obtus. Les rayons émis concentrés par un petit miroir concave passent par un orifice ménagé dans une cuvette métallique à double fond dans laquelle circule un courant d’eau froide. L'ouverture de cet écran métallique est obturé par un compresseur en quartz muni également d’un dispositif de réfrigération.

L'appareil de Mani, de Toulouse, repose sur le même principe que celui de Lortet-Genoud. Il en diffère cependant en ce sens qu'il est mobile en tous les sens, s’élevant et s’abaissant à volonté et permettant ainsi une Compression beaucoup plus efficace. Il fut un des premiers appareils employés dans le traitement des nœvi plans vasculaires. Il a d’ailleurs à son actif des succès thérapeutiques.

M. Bordier, en 1904, rapporte dans le Bulletin de l'Association française pour l'Avancement des Sciences, un cas de guérison d'un nœvi plan vasculire de la face traité avec cet appareillage.

La lampe de FINSEN-REYN dérive à Ia fois de l'appareil de Finsen et de la lampe de Lortet-Genoud. Comme la premiere elle utilise un système concentrateur beaucoup plus court cependant, comme la seconde elle possède un système de crayons de charbon à disposition angulaire, une source d'émission très rapprochée du malade.

La lentille Fresnel avec sa petite distance focale,

AE

= JM

la disposition en angle des charbons et la petite longueur du tube permettent d'obtenir presque les mêmes résultats qu'avec la grande lampe en consommant 20 ampères au lieu de 60.

-On a cherché à construire des générateurs produisant une plus grande quantité de rayons de courte longueur d'onde. On est arrivé à étendre dans l’ultraviolet le spectre de la lampe à arc par la volatilisation dans la flamme de l’arc de substances métalliques (fer, aluminium, zinc, magnésium). C’est le principe de la lampe BROCA-CHATIN avec électrode positive en charbon et âme métallique en fer. C’est aussi celui de la lampe de BANG dite lampe Dermo, constituée par des électrodes creuses en fer, entre lesquelles jaillit l’are électrique. Dans eur partie centrale circule un courant d’eau destiné à empêcher la fusion du métal. Cette lampe par sa richesse en rayons de faible longueur d'onde, a une action tout à fait superficielle et est presque abandonnée aujourd’hui.

En raison du mauvais rendement de l’arc voltaique on a cherché à construire des appareils émettant des rayonnements très riches en ultra-violets et très pauvres au contraire en rayons calorifiques. Pour résoudre ce problème on s’est adressé aux lampes à vapeur de mercure. Celles-ci offrent en effet Ie grand avantage de transformer presque intégralement l'énergie électrique en lumière visible et en ultraviolet. L'absence complète des rayons rouges et infrarouges font que son rendement en énergie lumineuse

est relativement élevé.

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