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mue tuer au tétanisme agité de l’épilepsie le tétanisme immo bilisateur que la picrotoxine tend à établir. »
Longtemps avant eux, STORCK avait vu les crises diminuer sous l’influence de la ciguë. Par la strychnine. SIDREN et BROFFERIO avaient fait disparaître les vertiges chez deux épileptiques. Plus récemment, DELASIAUVE avait employé ce remède, mais avec si peu de succès qu’il parait tout disposé à l’abandonner : « À priori, dit-il, la strychnine donnant lieu à des contractions tétaniques, il semble qu’on n’aurait guère dû songer à l’opposer à l’épilepsie, consistant elle-même en spasmes musculaires souvent très violents. » Néanmoins TYRREL rapporte dans le Medical Times and Gazette le cas d’un jeune homme qui avait de fréquents acces d’épilepsie et que la strychnine guérit en deux mois.
D'autre part, REINHARD, par des injections hypodermiques d'hyoscyamine avait reconnu que cette substance avait diminué lagitation et la fureur maniaque chez cinq épileptiques. KRETZ, du reste, s'en était servi avec succes dans certaines psychoses graves, dans les exaltations maniaques post- ou pré-paroxystiques, dans les folies périodiques et circulaires. Tout dernièrement, M. PASTEUR améliora l’état de jeunes épileptiques par l’inoculation du virus atténué de la rage, maladie convulsivante entre toutes.
Quant à ce qui concerne spécialement la belladone, et c’est ce qui fera l’objet de cette étude, il y a longtemps qu'on en avait reconnu les excellents effets dans le traitement de l’épilepsie. GREDING, par cet agent, n’a pu guérir aucun malade, mais il a procuré à tous un très grand soulagement. Les attaques se sont affaiblies et se
sont transformées en tremblements et en spasmes particuliers, avec une amélioration considérable de l’état intel lectuel. EVERS, THEDEN, MUNCH père ont obtenu de flagrants succès. SELLE se plaint de l'inconstance du remède contre l’épilepsie; néanmoins il a calmé des paroxysmes par son moyen. BLACHE cite un cas de guérison à peu près complète chez une jeune fille. Les attaques étaient devenues très rares, les vertiges avaient disparu. Fréderick, de son côté, avait diminué et éloigné les attaques.
En 1885, LUSANNA fit connaître deux faits d’épilepsie clonique ou idiopathique dans laquelle il obtint par l’emploi de l’atropine une amélioration inespérée. DEBREYNE avait déjà employé ce remède avec succès. |
KŒLLNER, parlant de Paction de l’atropine sur Pépilepsie, affirme qu’elle exerce une certaine influence sur l’accès attendu, soit en le retardant, soit en le modérant, toujours en assurant le calme mental et en libérant les facultés intellectuelles, déclare qu’elle fait disparaître l’hébétude, l'agitation, le gâtisme post- on pré-paroxys-tique chez les vieux épileptiques, qu’elle répartit plus uniformément dans l’état de mal les accès successifs, augmente le laps de temps intermédiaire à deux accès, et même les diminue.
BRETONNEAU employait presque exclusivement ce médicament dans le traitement de l’épilepsie.
M. le PROFESSEUR SOULIER, dans son Traité de thérapeutique, vante ainsi l’action de cetasent : « L’atropine, dit-il, est, pour l’homme sain et malade, un modificateur de la cellule cérébrale; à l’état physiologique, elle l'excite; mais lorsque la cellule cérébrale est malade, dans
ICE un état anormal, l’atropine peut avoir une action sédative, même curative. Ainsi en est-il dans les vésanies, dans l’hystérie, dans l’épilepsie, surtout lorsqu’il semble exister dans cette dernière un élément cérébral prononcé, quel que soit le rôle quejoue celui-ci dans la scène épileptique. ». Ainsi les bons effets produits par la belladone avaient été reconnus depuis longtemps. Nous allons maintenant
étudier pourquoi, quand et comment l’on doit employer cette substance.
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