ENTREE
la fois qu'il n’est pas le père de l’enfant, et que son épouse a eu des relations sexuelles avec un tiers à une époque coïncidant avec le moment de la conception (1). Mais bien entendu, tout fait qui mettra en doute la paternité du mari n’emportera pas nécessairement la preuve de l’adultère, par exemple celui qui sere tiré de l’état valétudinaire de l’époux. Au contraire, l’accouchement d'un mulâtre par une femme blanche mariée à un homme blanc déterminera généralement la conviction d’un adultère dans l'esprit des juges.
Nous tenons pour vraie l’opinion des arrêts.
Le code ne s'oppose pas à l'interprétation qu’ils lui donnent. Ce qu’il veut faire entendre, c’est que l’adultère ne suffit pas pour entrainer le désaveu; peu importe la manière dont il sera établi, il est de principe, tant au point de vue pénal qu’au point de vue civil, que tous moyens sont bons à cet effet, même de simples présomptions, y compris celles qui résultent des faits de non paternité allégués par le mari. Les précautions abondamment réunies par la loi sont assez rigoureuses pour ne pas en renforcer la sévérité, étant données surtout