‹ De l'action en désaveu de paternitéChapitre 7 sur 52 · LES AN · texte numérisé non relu

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le consacrent (1) ont eu tort de penser que c’était là une de ses conséquences forcées. On lit dans leurs motifs que : « l'enfant conçu avant la célébration, mais né dans le mariage est réputé légitime même alors que la conception se placerait à une époque où le père se trouvait encore engagé dans les liens d’une précédente union » ou encore que « quelque puisse être la gravité des circonstances alléguées par les intéressés pour détruire l'autorité de la reconnaissance qui leur préjudicie, un intérêt supérieur veut que de pareilles recherches soient interdites ». Poitiers, 19 juillet 1875.

Il y aici une erreur. C'est par une fiction que l'enfant conçu avantle mariage est réputé légitime, une fiction de légitimité par laquelle on suppose que les père et mère étaient mariés à l’époque de Ja conception. Mais encore est-il que cette fiction doit correspondre à une possibilité. Or, si un empêchement absolu, dirimant, existant au moment de la conception se fût opposé inéluctablement au mariage actuel des auteurs, l'enfant naïîtrait illégitime, la fiction ne pouvant s’accomplir, et tout intéressé serait en droit de lui contester sa légitimité.

Mais l’intérèt de la controverse ne disparait pas pour cela.

4. Chambéry 15 juin 1869. Poitiers, 19 juillet 1875,s1c Demolombe. V. 57 à 63.

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